Licences d’importation de véhicules : auditionné au Sénat, Aït Ali voit rouge ; assène ses vérités

 Licences d’importation de véhicules : auditionné au Sénat, Aït Ali voit rouge ; assène ses vérités
Par Nourredine B | 21 Janvier 2021 | 14:08

Répondant, jeudi, aux questions de parlementaires au Conseil de la Nation sur le dossier des autorisations d’importation de véhicules, le ministre de l’industrie Braham Ferhat Ali, s’est laissé aller à une rhétorique discursive offensive.

En cause, une campagne de dénigrement qui vise son département, après l’octroi  d’agréments   provisoires  à des importateurs nationaux, précisant que « des lobbies extérieurs tentent d’influer» sur ses décisions, a-t-il relevé.

Et au ministre, offusqué, de rappeler  que ces autorisations, les premières en attendant d’autres, «ont bénéficié à des importateurs algériens, à l’exclusion des étrangers», soulignant  que dans le passé ces opérations, certaines fictives, qui incluaient des partenaires étrangers avaient saigné à blanc  le Trésor public.

Sur ce plan, Aït Ali a fustigé "des pratiques, que personne ne dénonçait, qui coûtaient à l’Etat dans les 12 milliards de dollars, sans profits, en retour », a-t-il déploré.

«Nous avons ramené l’enveloppe d’importation à 02 milliards de dollars avec un escompte de 01 milliard DA pour le Trésor public » a indiqué le ministre aux parlementaires, dans un exercice apparent de comparaison.

Enfin, le ministre a tenu à rassurer que toutes les candidatures à l’agrément d’importation des véhicules, et pour peu qu’ «elles répondent au Cahier des charges y afférent seront les bienvenues, à tout moment» a-t- il conclu. 

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