Le RND opposé à la constituante de Hocine Ait Ahmed

Le RND opposé à la constituante de Hocine Ait Ahmed
Par Khidr Ali | 26 Mars 2011 | 20:42

La proposition d’une assemblée constituante, relancée la semaine dernière par Hocine Ait Ahmed dans son « message aux algériens » est l’objet d’un tir de barrage de la part des partis de la coalition présidentielle. Après Abdelaziz Belkhadem, c’est autour de Miloud Chorfi, porte parole du RND de dire tout le bien qu’il pense de la marotte du chef du FFS en déclarant samedi, à Tizi-Ouzou que sa formation « n’est pas acquise à l’idée d’aller vers une constituante ».

« Accepter une telle proposition (la Constituante) reviendrait à effacer d’un trait tout ce qui a été entrepris en Algérie depuis l’indépendance", a t-il argumenté. C’est exactement le même argument mis en avant par Belkhadem pour motiver le refus du FLN. En revanche, Miloud Chorfi exprime la pleine adhésion de son parti « aux mesures de changement initiées par le président de la République pour le renforcement de la pratique démocratique". Quelles mesure en dehors de la levée de l’état d’urgence ?

Le porte parole du RND ne le dit pas, mais il soutient que le cheminement du développement du pays "est jalonné de plusieurs étapes indissociables les unes des autres, tant elles participent du même objectif". Evoquant les changements qui agitent actuellement le monde arabe, l’orateur met en garde les militants de son parti en les invitant "à se méfier des manipulateurs de sentiments pour déjouer toute éventualité de déstabilisation du pays et de ses institutions, en cette période de troubles affectant la région".

En partisant du postulat de la spécificité algérienne, il soutient que "La situation de l’Algérie n’est pas identique à celle de certains pays, et c’est aller vite en besogne que d’oser un parallèle" . Le porte-parole du RND a relevé, dans ce contexte, que "l’Algérie, respectueuse de la souveraineté des peuples, a droit à un traitement réciproque, d’autant plus qu’elle n’avait trouvé personne à ses côtés lors des moments cruciaux de lutte contre le terrorisme".

Pour lui, « l’Algérie saura, encore une fois, apporter les changements convenant à sa situation". Des changements en fonction des repères poliques de l’Algérie qui seront « puisés de la grandeur de sa Révolution de novembre 1954 » . Sans verser dans le mimétisme mécanique pour trouver des solutions à ses problèmes, ajoute Chorfi en estimant que l’Algérie « a les moyens qu’il faut pour la prise en charge des préoccupations de ses citoyens ».

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