Le RCD réagit à la mise en demeure du ministère de l’Intérieur

    Le RCD réagit à la mise en demeure  du ministère de l’Intérieur
Par Nabil Semyane | 24 Juin 2020 | 14:15

Comme promis mardi soir par Mohcine Belabbas sur sa page Facebook, le RCD a réagi mercredi à la mise en demeure du ministère de l’intérieur qui a brandi la menace de dissolution du parti pour certaines activités jugées non conformes avec la loi organique  régissant l’activité partisane.

 « Le RCD a été rendu destinataire, ce mardi 23 juin, d’une mise en demeure le sommant de renoncer à son activité politique sous peine d’engager une procédure de dissolution à son encontre. Fuitée dans les bras médiatiques de la police politique par l’administration du ministère de l’Intérieur, le courrier en question liste une série de supputations évasives sans aucune précision sur les faits, dates, lieux et autres personnes éventuellement incriminées par ce texte », écrit le RCD.

 « Dans les faits, cette missive, signée par le Secrétaire général du ministère de l’intérieur vient en violation de la Constitution en vigueur et des lois qui garantissent l’exercice des activités politiques et partisanes pour tout parti légal. », juge le RCD qui rappelle que  « ne se réduit pas à un agrément ou à des locaux. C’est d’abord un courant de pensée, une histoire dans le combat démocratique et un idéal de société partagé par des milliers d’Algériennes et d’Algériens. »

La mise en demeure qui lui est adressée mardi soir, le RCD la met en relation avec l’élection présidentielle du 12 décembre qu’il qualifie de « coup de force », ajoutant qu’ « A défaut de légitimité démocratique et de compétence politique, les dirigeants de fait pensent pouvoir assurer la pérennité d’un système mafieux honni par l’écrasante majorité des Algériens par la répression politique, la restriction des libertés publiques en termes de presse, de réunions, la violation des droits de l’Homme et, bien évidemment, la remise en cause du multipartisme ».

Pour la direction du RCD, à travers le courrier du ministère de l’Intérieur « il s’agit désormais, pour la dictature en place, de persécution politique et de lynchage médiatique dans le but de porter atteinte à l’image d’un parti qui refuse de monnayer son autonomie décisionnelle et sa détermination à continuer la lutte pacifique pour une Algérie libre et démocratique ».

 « Les milliers de militants et les centaines d’élus qui agissent dans ses rangs sont des acteurs de la liberté dont le sacrifice fait honneur aux combats et à l’Histoire de tout un peuple », conclut le RCD dont la réponse préfigure un bras de fer dans les prochaines semaines. 

Voir toutes les actualités