Le président Bouteflika de retour après 80 jours d'absence

Le président Bouteflika de retour après 80 jours d'absence
Par Abbès Zineb | 16 Juillet 2013 | 21:14

Après une absence de 80 jours pour cause d’hospitalisation puis de convalescence, successivement à l’hôpital du Val-De-Grâce, puis aux Invalides, le président Bouteflika est rentré mardi en début d’après midi en Algérie. Son avion a atterri exactement à 14h30 (heure algérienne), à l’aéroport militaire de Boufarik.

Un choix qui répond à un souci de discrétion. A l’accueil, au salon d’honneur, il y avait Abdelmalek Sellal, qui a dû écourter sa visite d’inspection à Tizi-Ozou, les deux président des chambres parlementaires, Abdelkader Bensalah et Larbi Ould Khélifa, le président du Conseil constitutionnel et le chef d’état-major de l’Armée El Gaid Salah.

Dans les minutes qui ont suivi ce retour, la présidence de la République s’est fondue d’un premier communiqué dans lequel elle annonce le retour du président en ajoutant qu’il « "poursuivra une période de repos et de rééducation" au pays. La télévision algérienne ne tardera pas à montrer les images prises au salon d’honneur de Boufarik, au moment de l’accueil du président par les hautes responsables de l’état.

Ces images répondent visiblement à un souci de transparence de la part des responsables qui ont fait le choix judicieux de les montrer aux algériens qui sont en droit de savoir. Pour ce qui est de leur contenu, on y voit un président assis sur une chaine roulante avec les deux bras croisés sur les accoudoirs de couleur noire. La chaise roulante est cachée par une table basse sur laquelle est posé un bouquet de fleurs. De par et d’autre et en profondeur du salon, on voit les hauts responsables de l’Etat le visage tourné vers le président.

Un président amaigri, fatigué avec un regard hagard. Ce qui laisse supposer qu’il n’est pas tout à fait tiré d’affaire et que sa période de rééducation fonctionnelle risque d’être longue. D’où l’inévitable question de savoir si l’Algérie peut encore s’accommoder d’un président invalide, alors que de par la nature du système politique algérien, il est la clé de voute et l’arbitre suprême. Il est vrai que jusque-là son Premier ministre s’est bien acquitté de sa tâche en occupant le terrain politique, en donnant l’impulsion aux institutions de l’Etat. Mais l’exercice a des limites objectives. Il y a des décisions que seul le président de la république peut prendre. Est-il encore en état de le faire. Désormais , la question sera au coeur du débat politique qui va certainement s’emballer sans les prochains jours au vu du contenu des images montrées par le télévision.

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