Le Pr Mebtoul fait le bilan sur les perspectives de l’économie algérienne pour la prochaine décennie

Le Pr Mebtoul fait le bilan sur les perspectives de l’économie algérienne pour la prochaine décennie
Par Rédaction | 11 Juillet 2018 | 10:54

Algérie1 : Quel est, aujourd’hui, le seuil d’équilibre, le prix du baril qui permet à l’Algérie de ne plus puiser dans ses réserves de devises, mais de les reconstituer ?

Les  réserves de change proviennent essentiellement des exportations des hydrocarbures (98% avec les dérivées) dont le  prix moyen du baril de pétrole algérien est passé de 112 dollars juin 2014 à 45 dollars moyenne annuelle  2016 à 53,97 dollars en 2017.  Elles  ont évolué ainsi : 162,2 milliards de dollars en 2010, 182 en 2011, 190 en 2012, 194 en 2013, 180 en 2014, 144 en 2015, 114 en 2016.et  96 milliards de dollars (hors DTS) fin 2017 et hors réserves d’or, l’Algérie possédant 173 tonnes d’une valeur, au cours de l’once actuel, d’environ 7 milliards de dollars. Selon  le Fonds monétaire international (FMI) dans son nouveau rapport sur les perspectives de croissance dans la région Moyen Orient-Afrique du Nord-Afghanistan-Pakistan (MOANAP l’Algérie avait besoin d'un baril à 87,6 USD pour atteindre son équilibre budgétaire en 2016 contre 60 dollars en 2007 , 80 dollars en 2009, 125 dollars en 2010 140 dollars en 2012,  110 dollars/baril en 2015, Pour 2017,  dans le cadre de la Loi de finance 2017, le  niveau est proche de 75 dollars sur la base des dépenses  et du déficit clôturé. Pour 2018, le projet de la Loi de finances complémentaire de 2018, approuvé le  5 juin 2018 , par le Conseil des ministres prévoit une enveloppe de 500 milliards dinars  supplémentaire ( environ 4,4 milliards de dollars) en autorisations de programme, permettant  de relancer une série de projets, notamment sociaux, gelés ces dernières années du fait de la tension financière sur le budget de l’État qui seront financées en concours temporaires par le Fonds national d’investissement (FNI). Il s’agira notamment de “voies ferrées et de rocades à réaliser ou à moderniser au profit du nouveau Port centre d’El Hamdania (Cherchell) et de l’augmentation de l’exploitation des mines de phosphates, ainsi que de la modernisation du port de Annaba en liaison avec ce même projet et le  méga projet du Port Centre d’El Hamdaniaa. Ce projet  été confié à une société mixte de droit algérien composée du Groupe public des services portuaires et de deux compagnies chinoises que sont CSCEC (China state construction corporation) et CHEC (China harbour engineering company) avec pour objectif d’être  aussi un pôle de développement industriel, relié aux réseaux ferroviaire et autoroutier et bénéficiant, dans sa proximité immédiate, de deux sites totalisant 2.000 hectares destinés à accueillir des projets industriels. Le trafic portuaire de marchandises dans la région centre du pays devrait atteindre, à l’horizon 2050, un volume de 35 millions de tonnes de marchandises/an et deux (2) millions de conteneurs de 20 pieds annuellement, contre 10,5 millions de tonnes traités actuellement par les ports d’Alger et de Ténès.  Le projet, d’un coût global de 3,3 milliards de dollars, sera financé dans le cadre d’un crédit chinois à long terme, le  délai total de réalisation du projet étant  de sept ans. Pour répondre directement à votre question, au vu de la dépense publique actuelle, des dépenses improductives, des subventions généralisées sans ciblage,  des surcouts et une mauvaise gestion pour ne pas dire corruption, il fut un baril dépassant les 100 dollars, pour ne pas puiser les réserves de change  et éventuellement les augmenter, Mais avec  grande rigueur budgétaire, une meilleure gouvernance, un changement de cap de la politique économique actuelle, avec un baril entre 60/70 dollars , l’Algérie peut s'en sortir, possédant   des atouts. L’endettement est faible, 20% du PIB, la dette extérieure 2,5% du PIB  et le secteur bancaire reste capitalisé, le ratio de solvabilité étant de 17% au 01 janvier 2017.  

Comment évolue ce seuil ? 

Les chiffres contenus dans le plan d’action de l’actuel gouvernement   font état d’une dépense publique  entre 2000 et 2004,  l’équivalent de 70 milliards de dollars,  entre 2005 et 2009  de   193,8 milliards de dollars, de  2009 /2014, de  202,41 milliards de dollars  et  de 2015 à 2017 de  64,3 milliards de dollars. Au total,  les programmes de développent ont nécessité durant la période allant de 2001 à 2017, une enveloppe de  531,8 milliards de dollars dont une grande partie en devises et  le budget de fonctionnement et de gestion pour la même période une dépense de l’ordre de 649,9 milliards de dollars, soit au total 1187,7 milliards de dollars. L’Algérie reste confrontée à des défis importants, posés de la baisse des prix du pétrole il y a quatre ans. En dépit d’un ajustement budgétaire important en 2017, les déficits budgétaire et du compte courant extérieur demeurent élevés. La loi de finances 2018 prévoit des dépenses budgétaires en très forte hausse par rapport à l’année 2017. Ces dépenses devraient s’élever  à plus de 8600 milliards de dinars, (près de 75 milliards de dollars)  ce qui provoquera également une forte hausse du déficit budgétaire programmé à 2100 milliards de dinars (environ 18 milliards de dollars).  Donc la dépense publique qui tire la croissance  sera fonction de l’évolution du cours du pétrole et du gaz. Cependant je mets en garde le gouvernement  contre l’utilisation excessive sans objectifs précis  de la planche à billets ( voir le cas du Venezuela pays, la première réserve mondiale en pétrole ,certes un pétrole lourd,  mais en semi-faillite) qui aura un impact inflationniste et accélèrera  les sortie de devises indirectement via les importations  nous enfermant dans un cercle vicieux pénalisant les couches les plus défavorisées et donc des tensions sociales à venir. Contrairement à certains discours populiste ce mode de financement a un effet inflationniste, l’Algérie souffrant de rigidités structurelles contrairement aux pays développés ou existent une flexibilité des facteurs de production Ainsi, malgré toutes les mesures souvent bureaucratiques sans vision stratégique, entre 2009/2017, certaines restrictions des importations qui ont paralysé certains secteurs et favorisé le processus inflationniste, le résultat est très mitigé. Cette embellie récente de l’envolée du cours,  si elle se maintenant limiterait le recours au financement non conventionnel prévu de 17/18 milliards de dollars uniquement pour 2018.  En effet, la loi de finances établie à 50 dollars le baril, pour un cours moyen de 70 dollars durant toute l’année  occasionnerai environ 12 milliards de dollars  par rapport à ce plafond. D’où l’importance pour l’Algérie de comprendre l’évolution des mutations énergétiques mondiales déterminantes  pour son économie, avec un quota OPEP de 1,2 millions de barils jour. Le cours du Brent  a été  le 10 juin 2018 de 76,40 dollars le Brent et 65,57 dollars le Wit.  encore que 33% des recettes de l’Algérie proviennent du gaz naturel dont  le cours  pour juin 2018 a été de 2,90 dollars le MBTU   ( en nette  baisse par rapport à avril 2017 ) est déconnecté vis à vis du pétrole, surtout avec el développement accéléré au niveau mondial du marché spot.

L’Algérie étant dépendante du cours du pétrole, quels sont  les fondamentaux ?

Je recense huit facteurs déterminants interdépendants   des cours  du pétrole 2018/2020/2030 pour évaluer l’évolution du seuil de la dépense publique  , facteurs essentiellement exogènes dont l’Algérie  a une marge d’action limitée. La première raison, sont les tensions géostratégiques au Moyen Orient notamment en Syrie,  la position des USA  vis-à-vis de l'Accord avec l'Iran, certes atténué par la position européenne et  .que le monde a connu  un froid inégalé accroissant la demande. La deuxième raison, comme vient de le souligner le rapport de janvier 2018 de la Banque mondiale est une reprise de la croissance pour 2018, mais avec une prévision de ralentissement pour 2019 sans réformes, de l'économie mondiale en Europe, USA et notamment de la Chine et de l'Inde, mais devant être attentif aux mutations du mode de croissance. La troisième raison, est le respect, globalement, du quota des membres de l'Opep décidé en décembre 2016 à Vienne avec des perspectives de reconduction de l'accord, notamment de l'Arabie saoudite , 33% du quota Opep, l'Opep dans sa totalité représentant 33% de la commercialisation mondiale, 67% se faisant hors Opep, l’introduction du pétrole-gaz schistes américain ayant bouleversé toute la carté énergétique mondiale. Selon  les observateurs internationaux, le cours souhaitable ne devrait se situer à pas 70 dollars pour ne pas pénaliser la croissance mondiale  et  afin d'éviter l'entrée massive du pétrole et du gaz de schiste US dont les gisements marginaux, qui sont les plus nombreux, deviennent rentables à un cours supérieur à 60 dollars, inondant ainsi le marché. L'AIE vient de faire savoir en ce mois de janvier 2018, que pour 2018, la production américaine si le cours se maintient supérieur à 60 dollars dépasserait pour la première fois la production de l'Arabie saoudite. -La quatrième raison, est l'entente hors Opep entre l'Arabie saoudite et la Russie, ces deux pays produisant plus de 10 millions de baril/ jour .La cinquième raison, est la situation politique en Arabie saoudite, les Bourses ne voyant pas encore clair de l'action du prince héritier dans la lutte contre la corruption, avec la crainte de tensions politiques internes, mais surtout de la vente de 5% d'actions d'une partie de la grande société Aramco, afin de maintenir l'action à un niveau élevé, vente qui a été reportée. -La sixième raison, est la tension au Kurdistan, cette zone produisant environ 500 000 barils/jour, la baisse de la production vénézuélienne, les tensions en Libye et au Nigeria .La septième  raison, est la faiblesse du dollar par rapport à l’euro. La huitième raison  est la baisse ou la hausse  des stocks américains tout en n’oubliant pas les stocks chinois 

Quel effort ont été entrepris ces dernières années pour sortir de la dépendance aux exportations d’hydrocarbures, et avec quel résultat ?

En ce mois de juin 2018, il faut être réaliste, Sonatrach c’est l’Algérie et l’Algérie c’est SonatrachL’Algérie est le premier producteur africain de gaz et le troisième producteur de pétrole derrière le Nigéria et l’Angola. En termes d’énergies renouvelables, le programme national ci vise à installer une capacité de 22 000 mégawatts, ainsi que l’économie de 9% d’énergie à l’horizon 2030. Bien que les objectifs fixés par le gouvernement soient ambitieux, ils semblent atteignables dans des délais plus larges compte tenu des efforts consentis par l’Algérie dans ce domaine et dans le cas où ils perdurent. Cependant, l’ Algérie possède d’importantes potentialités hors hydrocarbures :  plus de 1000 km de cotes, un paysage diversifié Nord-Hauts plateaux, désert) ,  les nouvelles technologies,  l’agriculture tout en étant réaliste  étant un pays semi aride importante, Le développement industriel selon le programme du gouvernement  vise la promotion de l’activité industrielle par l’instauration d’une dynamique territoriale autour des centres techniques industriels, de consortium et de clusters pour permettre le renforcement des capacités et la diversification des produits des filières industrielles. Dans le cadre des politiques de développement de l’activité industrielle les filières prioritaires  qui devraient bénéficier  d’avantages fiscaux nous avons les filières ci-après -sidérurgique ; mécanique et métallique , électrique et électronique; -agro alimentaire ;-manufacturière ;- chimie-plastique, Sonatrach ambitionnant  de développer cette filière avec de grandes compagnies )  et pharmaceutique (le secteur de l’industrie pharmaceutique est estimé à 3,3 Mrd d’euros à fin 2016 ; matériaux de construction( en 2017 autosatisfaction en ciment  et la filiale Lafarge Alger ayant commencé l’exportation).  Il est prévu des  projets de clusters permettront d’encourager la création, la participation et le renforcement des associations professionnelles constituant un espace intermédiaire de concertation et de consultation, à l’effet de dégager des visions consensuelles sur le moyen et le long terme concernant le développement industriel ainsi que l’émergence d’une véritable sous traitance , actuellement embryonnaire,  par le renforcement des relations industrie-université-grandes écoles- instituts pour la promotion de la recherche/ développement et de l’innovation dans les entreprises industrielles ; les  efforts de recherche relayés par les clusters permettront ainsi aux entreprises de persévérer et rester dans le cadre de l’innovation pour une meilleure compétitivité au niveau national et international. Mais il faut être réaliste, leur part dans les exportations est très faible,  devant tenir compte à la fois de la concurrence internationale très rude (la mondialisation est une réalité ) du cout et des normes de qualité, la solution étant de travailler en réseaux  grâce à un  partenariat gagnant-gagnant  avec firmes multinationales de renom pour pénétrer les marchés et acquérir le transfert de technologie. L’objectif est la création de consortiums d’exportation compétitifs et concurrentiels qui combinent avantageusement savoir faire, rayonnement international et adaptabilité. En effet, le  tissu économique  selon l’ONS est constituée  à 83% de petits commerce –services  avec la dominance en termes juridique des sociétés de personnes et des SARL, très peu de sociétés par actions. Ce sont d’abord la majorité des  PMI-PME privées algériennes gérées souvent avec la famille restreinte qui doivent ouvrir leur capital  si elle veulent être compétitives  avant de vouloir entrer dans le capital des entreprises publiques. Le secteur industriel représente 6,3% du produit intérieur brut (PIB) et sur ces 6,3% 95/97% sont des petites PMI-PME peu initiées au management stratégique et à l’innovation technologique, la concentration du privé  étant dans le BTPH qui dépend fondamentalement de la dépense publique. Le secteur privé productif dans la sphère réelle, notamment les PMI-PME majoritaires, connait un niveau d’endettement assez élevé auprès des banques. Le secteur privé exportateur est marginal.. Les quelques cas qui exportent   sont d’ailleurs confrontés  à de nombreuses contraintes, ne peuvent  permettre à eux seuls  une dynamisation globale de la production hors hydrocarbures, nécessitant  des milliers d’entrepreneurs dynamiques. Si  le secteur privé réalise 80% de la valeur ajoutée hors hydrocarbures du pays, qui ne représente d’ailleurs moins de 2/3% du total des exportations  contre 97/98% pour Sonatrach,  sa part dans l’investissement  productif  est négligeable, certaines sources donnant  moins de 2/3%/an  du total de l’investissement entre 2010/2017. D’une manière générale que représente le secteur privé algérien  face au chiffre d’affaires de Sonatrach qui contribue directement et indirectement via la dépense publique/via les hydrocarbures à plus de 80% du produit intérieur brut ? Par ailleurs, le secteur public et privé dépend  à plus de 75% avec des équipements et des matières premières importées donc dépendant de la ressource hydrocarbures. Un exemple patent pour le montage des voitures uniquement pour 2017, la vitesse de croisière n’ayant  pas été atteinte l’on s’oriente vers près de 2 milliard de dollars d’importation, le montant pouvant doubler voire tripler : qu’en sera t –il du taux d’intégration et des perspectives d’exportation? Quant au secteur public marchand hors hydrocarbures,  ce n’est pas uniquement une question de financement  puisque le secteur public a été assaini à plus de 70 milliards de dollars entre  1971/2017 et plus de 75% sont revenues à la case de départ. Ce secteur a besoin d’un savoir faire managérial et technologique et on revient à l’économie de la connaissance (le savoir) sans laquelle aucun développement n’est possible en ce XXIème siècle. Enfin le   secteur informel représente plus de 50% du produit intérieur brut hors hydrocarbures  à ne pas confondre avec la masse monétaire en circulation. Concernant justement la sphère informelle   existent des données contradictoires alors qu’existent trois méthodes d’évaluation :  par rapport au PIB,  par rapport à la masse monétaire en circulation et par rapport à l’emploi occupé donnant des taux différents( voir étude du professeur Abderrahmane Mebtoul Institut  Français des Relations Internationales –IFRI- paris décembre 20165 : le poids de la sphère informelle au Maghreb ). Il suffit pour réponde à voire question d’analyser la fois la balance commerciale  et la   balance des paiements.  La  valeur  des exportations (source douanes algériennes)  a été de 45,0 milliards de dollars  en 2005, de 54,6 en 2006, 60,1 en 2007, 79,3 en 2008, 45,2 en 2008 (avec la crise mondiale) ,57,0 en 2010  et 73,5 milliards de dollars en 2011. -2012   71,8   milliards de dollars dont 69,8(Hydrocarbures- H-),- 2013 : 64,8 milliards de dollars dont 63,8 (H),-2014 : 60,1 milliards de dollars dont 58, (H),-2015 : 34,5 milliards de dollars dont 33,1(H) ;-2016 : 29,3 milliards de dollars dont 27,9 (H),-2017   34,5 milliards USD  dont 33 (H) .Les dernières données des trois premiers mois de 2018  montrent que  les hydrocarbures ont représenté l'essentiel des ventes algériennes à l'étranger (93,6% du montant global des exportations) en s'établissant à 10,03 mds usd contre 8,388 mds usd de janvier à mars 2017, soit une hausse de 1,64 mds usd (+19,6%). La valeur des importations  a été de 20,0 milliards de dollars en 2005, 21,4 en 2006, 27,6 en 2007, 36,5 en 2008, 39,3 en 2009, 40,5 en 2010 et 47,2 milliards de dollars en 2011. Selon les différents rapports officiels  entre 2012 à fin mars 2018, relatant l’évolution de la balance commerciale,  les importations   ont  évolué ainsi :  2012-51,5 milliards de dollars -2013-54,9 milliards de dollars-2014-59,6 milliards de dollars -2015-52,6 milliards de dollars -2016-49,7 milliards de dollars -2017-48,7 milliards de dollars. Pour le premier  trimestre 2018 : les importations,  ont légèrement reculé à 11,2 mds usd au premier trimestre 2018 contre 11,92 mds usd à la même période de l'année écoulée, soit une baisse de 714 millions de dollars (seulement de -6%) ce qui nous donnerait  en tendance annuelle fin  2018 d’environ 45 milliards de dollars. Cependant les donnés statistiques précédentes doivent être interprétées avec précaution. Le seul document de référence n’étant pas  la balance commerciale, mais la balance de paiement, aux sorties de devises d’environ 45 milliards de dollars de biens  fin 2018, il faudrait ajouter les sorties de devises des services qui ont fluctué annuellement entre 10/11 milliards de dollars  entre 2010/2017 et les transferts légaux de capitaux .ce qui nous donnerait un montant de sorties de devises fluctuant entre 55/60 milliards de dollars pour 2018.  C’est pourquoi, la Banque Mondiale prévoit une aggravation du déficit du budget en 2018 en raison du maintien du niveau de dépenses publiques à un niveau élevé non compensé par une hausse des recettes. Le déficit budgétaire devrait atteindre  11,4 % du PIB. Les perspectives sont encore plus mauvaises pour les réserves de change dont le montant (17 mois d’importations à la fin de 2017) pourrait ne plus représenter que cinq mois d’importation d’ici fin 2020, soit un niveau proche de 30 milliards de dollars. Même analyse du côté du FMI qui n’entrevoit pas d’amélioration sensible du déficit des paiements courants de l’Algérie qui continuera de s’élever à 9,3% du PIB en 2018 puis 9,7% en 2019.

Comment dynamiser  les filières algériennes hors hydrocarbures ?

Comme analysé précédemment, cela dépasse le cadre strictement économique. Enjeux énorme de pouvoir,  le grand défi, est   dynamiser   le système financier , poumon du développement ,  afin qu'il ne soit plus un acteur passif de la redistribution de la rente des hydrocarbures dans le sillage des sphères de clientèle L’Algérie a  une économie de nature publique avec une gestion administrée centralisée, du fait que les  réformes structurelles de fond tardent à se concrétiser sur le terrain. Le système financier algérien est actuellement dans l’incapacité  d’autonomiser la sphère financière de la sphère publique, cette dernière étant  totalement articulée à la sphère publiqueLa totalité des activités quelques soient leur nature se nourrissent de flux budgétaires c'est à dire que l'essence même du financement lié à la capacité réelle ou supposée du trésor via la rente des hydrocarbures.  On peut considérer que les conduits d'irrigation, les banques commerciales et d'investissement en Algérie opèrent non plus à partir d'une épargne puisée du marché, éventuellement un reliquat du travail mais par les avances récurrentes (tirage : réescompte) auprès de la banque d'Algérie pour les entreprise publiques qui sont ensuite refinancées par le trésor public sous la forme d'assainissement  Puisque pour l’Algérie,  cette transformation n'est plus dans le champ de l'entreprise mais ce déplace dans le champ institutionnel (répartition de la rente des hydrocarbures), dans cette relation, le système financier algérien est passif. Ainsi, le  marché bancaire algérien est totalement dominé par les banques publiques, les  banques privées malgré leur nombre, étant marginales en volume de transaction, avec  au niveau public, la dominance de  la BEA, communément appelé la banque de la Sonatrach.  La bourse d’Alger, qui aurait pu dynamiser le secteur productif,  création administrative en 1996 est en léthargie, les  plus grandes sociétés algériennes comme Sonatach  et Sonelgaz et plusieurs grands groupes privés n’étant pas  cotées en bourse.  L’important pour une bourse fiable est le nombre d'acteurs fiables au niveau de ce marché pour l'instant limité. Imaginez-vous un très beau stade de football pouvant accueillir plus de 200.000 spectateurs sans équipe pour disputer la partie. Les autorités algériennes se sont donc contentés de construire le stade mais sans joueurs. C’est que  la richesse ne peut apparaitre que dans le cadre de la transformation du stock de monnaie en stock de capital, et là est toute la problématique du développement. Cela implique  la synchronisation  de la sphère réelle et de la sphère financière, de la dynamique économique et de la dynamique sociale au sein d ‘une stratégie tenant compte de des enjeux géostratégiques et de la transformation rapide du monde assistant à un bouleversement de la chaine des valeurs mondiale posant cette question : dans quels segments de filières l’Algérie peut avoir un avantage comparatif ? Par ailleurs, la nouvelle démarche pour le gouvernement algérien, s’il veut dynamiser les sections hors hydrocarbures, est d’avoir une vision  stratégique du couple démonopolisation/ privatisation.  On  ne doit pas  confondre privatisation et démonopolisation complémentaire, tous deux,  processus éminemment politique,  allant vers le  désengagement de l’Etat de la sphère économique afin qu’il se consacre à son rôle de régulateur stratégique. La privatisation est un transfert de propriété d’unités existantes  vers le secteur privé et la démonopolisation consiste à favoriser  l’investissement privé nouveau. L’objectif de la démonopolisation  et de la  privatisation  doivent renforcer  la mutation systémique  de la transition  d’une économie administrée vers une économie de marché concurrentielle. Nous sommes dans le flou du fait de discours contradictoires de certains  responsables et  du fait du manque de vision stratégique. C’est qu’historiquement, longtemps le secteur privé algérien s’est développé largement à l’ombre du secteur d’Etat selon le fameux slogan,  de secteur privé facteur complémentaire du secteur d’Etat.  Or un véritable secteur privé productif a besoin d ‘autonomie. Or tous les rapports internationaux sont unanimes entre 2010/2017, le  milieu d’affaires contraignant dont la bureaucratie paralysante  et la sphère informelle dominante, freinent   les véritables entrepreneurs  producteurs de richesses. La raison essentielle sont les contraintes d’environnement : bureaucratie pour  plus  de 50%, un système financier administré (plus de 90% des crédits octroyés sont le fait de banques publiques), un système socio-éducatif  inadapté  et enfin l’épineux problème du foncier. A cela s’ajoute du fait  de l’ancienne  culturelle,  une méfiance  vis-à-vis du privé tant local qu’international  du fait que les  tenants de la rente ont peu de perdre des parcelles de pouvoir. Cela explique d’ailleurs  ces alliances entre la sphère bureaucratique  et certaines sphères privées spéculatives mues par des gains de court terme via la rente.  Or le véritable dynamisme  de l’entreprise, qu’elle  soit publique ou privée  suppose une autonomie de décisions face aux contraintes tant internes qu’internationales évoluant au sein de la mondialisation caractérisée l’incertitude,  la turbulence  et l’urgence de prendre des décisions au temps réel. Il  faut donc s’attaquer à l’essentiel qui  est le renouvellement de la  gouvernance, liée à une profonde moralisation de ceux qui gèrent la Cité. Sans vision stratégique, comment adapter l’Algérie à la mondialisation par plus d’espaces de libertés,   en levant  les contraintes d’environnement afin de permettre l’épanouissement de l’entreprise créatrice de richesses, non par des textes mais il ne faut pas attendre  à une véritable relance économique dont le fondement est l’accélération des réformes qui  doivent   reposer sur une transparence totale et une large adhésion sociale. En cas de non vision stratégique axée sur la concurrence, le processus de libéralisation qui  doit être maîtrisée grâce à l’Etat régulateur,  s’avérera un échec patent avec le risque de passage d’un nouveau  monopole privé spéculateur,  favorisé par le Monopole source d’inefficience. Comme nous l’avons montré dans plusieurs contributions nationales et internationales récentes en posant la problématique du futur rôle de l’État dans ses relations avec le marché, il s’agit de faire naître le marché dans un contexte de non marché à travers cette mutation systémique bouleversant la cohérence des anciens réseaux, pour créer une dynamique nouvelle à travers de nouveaux réseaux acquis aux réformes( de nouvelles forces sociales) dans le cadre d’une nouvelle cohérence synchronisée avec les mutations de l’économie mondiale. Cette dynamique sociale est seule à même d’éviter ce manque ce cohérence et de visibilité dans la politique socio-économique dont les changements perpétuels de cadres juridiques (fonction des rapports de force au niveau du pouvoir) en est l’illustration où  plusieurs centres de décisions politiques, atomisant les décisions, rendent volontairement opaques les décisions. Aussi insérer le secteur privé  sans distinction  avec un  secteur d’Etat  comme  le stipule la nouvelle Constitution  suppose une volonté politique de libéralisation conciliant l’efficacité économique et une profonde justice sociale ce qui ne signifie pas  la fin des entreprises publiques ayant  de brillants managers  qui doivent évoluer dans un cadre concurrentiel supposant  leur autonomie dans la gestion  en ce monde  turbulent et incertain devant prendre des décisions de management stratégique au temps, réel. Or le retour à la gestion administrée ne peut que  bloquer  les énergies créatrices. La  réussite  de la dynamisation du secteur économique, secteur d’Etat concurrentiel, secteur privé national et international   est intiment liée à l’approfondissement de la  réforme globale  dont   la réussite est conditionnée  par une plus grande visibilité dans la politique socio-économique, un  Etat de Droit, et la démocratisation des décisions économiques. L’on doit  éviter ce slogan creux  de bradage du patrimoine public, d’éviter  de diaboliser tant le secteur privé national qu’international qui créent de la richesse. En bref, l’Etat entrepreneur et exploitant direct doit s’effacer peu à peu pour laisser place à un Etat exerçant la puissance publique et qui sera conforté dans ses missions naturelles d’arbitrage et de régulation. D’une manière générale, ce qui est stratégique aujourd'hui peut ne l'être demain. Car ce que l'on entend par secteur stratégique, et non stratégique doit être appréhendé, non en statique mais en dynamique du fait à la fois de l'évolution du monde et de la structure de l'économie algérienne. Ainsi la règle des 51/49%  qui  se fonde sur une vision essentiellement idéologique dépassée, a fait fuir des investisseurs étrangers potentiels  créateur de valeur ajoutée à terme notamment les PMI-PME innovantes.  C’est ce qui ressort du rapport sur l’investissement dans le monde 2018, publié le 06 juin 2018   par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).Les IDE ont   chuté de 26%, 1,2 milliard de dollars en 2017, malgré l’ensemble de mesures incitatives accordées dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, alors qu’en 2016, ils avaient atteint 1,665 milliard de dollar   où certains  partenaires étrangers prennent  peut de risques, les  surcouts étant supportés par l’Algérie via toujours la rente, me semble inappropriée sans avoir défini ce qui est stratégique et ce qui ne l’est pas à partir de critères objectifs (voir interview  A. Mebtoul dans  Jeune Afrique 2012).  Le blocage  de l’investissement en Algérie  ne réside pas   en des changements de lois ou  d’élaboration de stratégies utopiques,  vision bureaucratique, comme on ne combat la sphère informelle  par des  mesures administratives autoritaires, mais en s’attaquant au fonctionnement de la société, devant nous orienter  vers une société participative et citoyenne., en un  mot instaurer la démocratie tout en ne reniant pas notre authenticité , le dialogue des cultures combattant tout forme d’intolérance. 

Qu’en est-il du Le taux de chômage et du taux d’inflation, officiel,  en Algérie.  Ces chiffres sont -ils fiables ?

il existe une loi économique universelle, le taux d’emploi est fonction de la pression démographique , du taux de croissance  et des structures des taux de productivité relevant d’entreprises compétitives à valeur ajoutée devant à l’avenir concilier flexibilité et sécurité du collectif des travailleurs étant à l’aube de la quatrième révolution économique mondiale . L’on ne crée pas des emplois par décret, la solution de facilité étant la création d’emplois dans l’administration. Le taux de chômage officiel  est fortement biaisé incluant les sureffectifs tant des  administrations que des entreprises publiques, des emplois temporaires fictifs (5 mois non créateur de valeur ajoutée comme par exemple pour faire et refaire des trottoirs) et les emplois dans la sphère informelle. Paradoxalement du fait de l’allocation sectorielle d’investissement via la dépense publique, fortement biaisée privilégiant les emplois à très faibles qualification comme le BTPH (70% de la dépense publique), les diplômés ont plus de chance d’être chômeurs expliquant le faible taux de croissance et de productivité. Il faudra créer entre 300.000/400.000 postes de travail par an entre 2017/2020, qui s‘ajoute au taux actuel  du chômage, sous estimé,  du fait de la pression démographique, de l’entrée sur le marché du travail de la population féminine  sous estimée  dans les statistiques,  afin de résoudre le lancinant problème du chômage.  Que  deviendront les 2 million d’étudiants sortis des universités entre 2018/2020. En termes de calcul, le taux de croissance se calcule par rapport à la période précédente et qu’un accroissement appliqué à un produit intérieur brut faible (PIB) donne globalement un taux faibleBien  que l’indice de développement humain (IRH) du PNUD soit plus fiable pour mesurer les performances d’un pays, le  produit intérieur brut (PIB) a évolué ainsi de 2001 à 2017 : 2001, 4227 milliards de dinars- 2005,7562 milliards de dinars, - 2009, 9968 milliards de dinars (effet de la crise),-2010,11191 milliards de dinars, -2015,16952 milliards de dinars, 2016 de 175,49 milliards de dollars et en 2017 de   156,1 milliards de dollarsEntre 2000/2017, le taux de croissance moyen en Algérie est en moyenne de  3%. Bien que ce taux puisse faire rêver bien des pays européens, il faut relativiser. En volume, selon les données officielles,  depuis la crise de l’endettement de 1983 et la chute des prix du pétrole en 1986, la croissance s’est sensiblement ralentie pour se fixer à une moyenne annuelle de 2,4 % entre 1986 et 2010, entre 2011/2016,  2,5% en 2011, 3,2% en 2012, 2,5% en 2013, 3,7% en 2014/2015, 3,3% en 2016.  Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié lors  des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale, pour ces institutions, en 2017, la croissance a atteint 2%, contre 1,5% projeté en octobre 2017 et tablent  sur une croissance de 3% en 2018 contre 0,8% anticipé dans son  rapport d’octobre 2017 ;  cette cadence sera maintenue en 2019, mais avec une légère baisse à 2,7%, selon les mêmes projections.  Mais pour avoir une appréciation objective de l’évolution du PIB algérien,  il faut le corriger par l’évolution de la cotation dinar-dollar au cours officiel, (toute dévaluation, du dinar par rapport au dollar abaisse l PIB en valeur nominal),  qui a évolué ainsi :  en 1970 , le dinar était coté à 4,94 dinars un dollar ; en  1980  5,03 dinars un dollar ; en  1995  47,68 dinars un dollar ; en  2001…69,20 dinars un euro 77,26 dinars un dollar en 2002-69,20 dinars un dollar ; en 2010,  74,31 dinars un dollar ; en 2013,  79,38 dinars un dollar, en 2014 80,06 dinars un dollar, en  2015, 99,50 dinars un dollar et le 10 juin 2018  116 dinars un dollar et 137 dinars un euro. .  Ce  dérapage officiel du dinar officiel voile l’importance du déficit budgétaire, en gonflant artificiellement  tant la fiscalité pétrolière et la fiscalité ordinaire à travers taxes des produits importés  ( calculé en dinars )  et  donc l’efficacité de la dépense publique .Vient ensuite le facteur déterminant du taux de chômage, la pression démographique.. Lapopulation algérienne a évoluée ainsi :  1950   8,87 millions d’habitants - 1960 11,27, - 1970 14,69, -1980 19,47,  -1990 26,24,  -2010 à 37,06  -au 1er janvier 2016 , 40,61 -au 1er janvier 2017, 41,3 -au 1er janvier 2018, 42,4 millions d’habitants Les  chiffres donnés par l’ONS (Office national des Statistiques) sur les prévisions de l’évolution de la population algérienne d’ici 2030  serait  de  51,026 millions. Et selon l’hypothèse  du rythme actuel de 2,4 enfants par femme et  d’ici à 2050 pour atteindre 65 millions d’habitants, données qui doivent être corrélées à l’espérance de vie. Alors qu’elle est de 77,1 ans pour les hommes et de 78,2 pour les femmes, l’expérience de vie à la naissance sera de 81 ans pour les hommes et de 83 ans pour les femmes d’ici à 13 ans Quelle est la  répartition spatiale de la population ? Selon les données pour 2016, les 12 wilayas ayant une densité de moins de 20 habitants au km² (Djelfa, Laghouat, El Oued, Naama, El Bayedh, Ouargla, Ghardaïa, Adrar, Bechar, Tamenrasset, Illizi et Tindouf) représentent 89 % de la superficie du pays pour à peine 13 % de la population. Les 36 autres wilayas, toutes situées au Nord  ont  une densité supérieure à 20 habitants au km²,  représentent 11 % de la superficie (soit environ 240 000 km2) et regroupent 87 % de la population. Il s’en suit face au faible taux de croissance et la pression démographique , que la  population en chômage selon l’organe officiel algérien de la statistique ONS  était  de 15,3% en 2005, en 2011 10%, 11% en 2012, 9,8% en 2012/2013, 10,6% en 2014 ,  11,2% en 2015 , 10,5% en 2016  et reste particulièrement élevé chez les jeunes (28,3%) et chez les femmes (20,7%).. Le FMI dans son rapport de  2018  a abaissé ses projections pour le chômage en Algérie à 11,2% en 2018 après avoir tablé en octobre 2017 sur 13,2%.avec une projection de 11,/% en 2019.   Selon  l’ONS, la structure de l’emploi, selon le secteur d’activité, fait ressortir un secteur tertiaire (commerce et service –administration - selon la direction générale de la Fonction publique, le nombre de fonctionnaires au 1er janvier 2015 est de 20 020 172 fonctionnaires dont 1.608.964 à temps plein (79,64%) et 411 208 agents contractuels (20,30%). en progression,  absorbant  plus de 60% de la main-d’œuvre totale, suivi par le BTP (16,6%), l’industrie (13,0%) et enfin l’agriculture (10,6%). La ventilation, selon le secteur juridique, fait ressortir une dominance du secteur privé ou mixte, soit une part relative de 58,8% de l’emploi total, incluant la sphère informelle qui, selon le ministère du Travail, occuperait entre 25/30% de la population. Le salariat constitue la forme d’emploi dominante avec 65,3% tant au niveau du secteur privé formel qu’au niveau du secteur public mais avec d’importantes disparités salariales et également d’importantes disparités sont observées selon le sexe. L’emploi féminin se caractérise par une plus grande concentration dans le secteur public (61,2% de l’emploi total). Quant au  taux d’inflation, l’indice  se calcule par rapport à la période précédente. Ainsi un taux d’inflation  faible en T1 par rapport à un taux d’inflation élevé  par rapport à To  donne cumulé un  taux d’inflation élevé et se pose la question de l’évolution du salaire réel par rapport à ce taux cumulé. Le taux officiel  été selon l’ONS 4,5% en 2012,  8,9% en 2013, de 2,92% en 2014, 4,78% en 2015, 6,40% en 2016, 5,59% en 2017. Le cours du dinar sur le marché parallèle est  passé en une année janvier 2017 à juin 2018 de 190 dinars un euro à 210 dinars un euro, non nombre de produits vendus aux consommateurs s’aligne nt sur le cours  de ce marché.accélérant le processus inflationniste.  Pour le FMI dans son rapport d’avril 2018,  l’inflation se situerait à 7,4% en 2018  et 7,6% en 2019, la BM étant  plus pessimiste  annonçant  8,1% en 2019 et 9% en 2020.   Cet indice global voile disparités et les  besoin sont historiquement datés, les besoins évoluant.  Le taux d’inflation officiel  est   biaisé, devant l’éclater par produits selon le modèle de consommation par couches sociales (fonction de la stratification du revenu national), étant  surcroît comprimé artificiellement par les subventions,  sinon il dépasserait les 10%. D’une manière générale, ces résultats posent   l’urgence d’une nouvelle gouvernance fondement d’une réorientation  de l’actuelle politique socio-économique pour avoir forcément  un taux de croissance supérieur au taux de croissance démographique sinon le taux de chômage ira en croissant (taux de croissance supérieur à 7/8% sur plusieurs années pour créer 350.000/400.000 nouveaux postes de travail par an)? Cela ne pose t-il pas également, l’impératif d’abandonner les vieux  schémas des années 1970 notamment en matière de politique industrielle, afin de s’adapter à la quatrième révolution économique mondiale qui  s‘annonce irréversible entre 2020/2030, fondée sur des réseaux, plus de concertation sociale  et  plus de décentralisation, à ne pas confondre avec déconcentration avatar de la mentalité bureaucratique rentière ? 

Références

Professeur Abderrahmane MEBTOUL, membre de plusieurs organisations internationales, auteur de 20 ouvrages sur les relations internationales et l’économie algérienne et plus de 700 contributions nationales/internationales  est docteur d’Etat en sciences économiques (1974) ayant effectué ses études primaires, secondaires , une fraction du supérieur à Lille ( France). Il a été directeur d’études Ministère Energie –Sonatrach 1974/1979/1990/1995-2000/2007 ayant dirigé le premier audit sur Sonatrach – Directeur général  et haut magistrat à la Cour des comptes  (premier conseiller)  de 1980/1983- expert indépendant au conseil économique et social de 1997/2008 et président du conseil national des privatisations de 1996/1999-expert indépendant auprès de la présidence de la république 2007/2008- expert indépendant , non rémunéré auprès du premier ministre de 2013-2016.

-Le Pr Abderrahmane Mebtoul a dirigé le premier Audit sur Sonatrach entre 1974/1976- le bilan de l’industrialisation 1977/1978- le premier audit pour le comité central du FLN  sur le secteur privé entre 1979/1980- – dirigé les audits  sur les surestaries  et les surcoûts   au niveau  BTPH en relation avec le Ministère de l'intérieur, les 31  Walis et le Ministère de l'habitat de l'époque 1982 réalisé  au sein de la Cour des Comptes, a dirigé l’Audit , l’audit l’emploi et les salaires pour le compte de la présidence de la République (2008) , l’audit   face aux mutations mondiales les axes de la relance socio-économique  de l’Algérie horizon 2020/2030  ( premier ministère  février 2014), dirigé l’audit  assisté des cadres de Sonatrach, d’experts indépendants  et du Bureau d ‘Etudes  Ernest Young «  le prix  des carburants dans un  cadre concurrentiel «  Ministère Energie   8 volumes 780 pages –Alger 2008. Dirigé l’-Audit     « pétrole et gaz de schiste, opportunités et risques  « Premier ministère Alger janvier 2015

- Pr Abderrahmane Mebtoul « l'Algérie a un répit de seulement trois ans pour changer de cap » quotidien international financier français latribune.fr  19 /09 2017- American Herald Tribune 28/12 2016- « Bilan 193/2015 et perspectives de l’économie algérienne horizon 2020/2030- ((dossier de 45 pages) sous le titre toute déstabilisation de l'Algérie aurait des répercussions géostratégiques sur tout l'espace méditerranéen et africain »  -Voir contributions sur les contraintes de financement de l’économie algérienne  du Pr A. Mebtoul  au niveau international en anglais site Mena Forum(Bruxelles-Londres) « How to Energize the Algiers Bourse ? » by Dr A. Mebtoul | May 31-   interview au  quotidien   EL Moudjahid  29/05/2018- Le professeur Abderrahmane Mebtoul donnera une conférence  au parlement européen en octobre 2018 sur le thème « face aux enjeux géostratégiques en Méditerranée et en Afrique, pour un partenariat gagnant-gagnant Algérie-Europe.

Voir toutes les actualités