Le monde arabe absent des arcanes du nouveau pouvoir à Paris

 Le monde arabe absent des arcanes du nouveau pouvoir à Paris
Par Amine Bouali | 19 Mai 2017 | 07:30

Plusieurs ministres du nouveau gouvernement français seraient des germanophiles purs et durs, des amoureux "transis" et déclarés de l'Allemagne, de fins connaisseurs de sa langue, sa littérature, son histoire, et y ont même vécu à un moment de leur vie.

Selon un sujet traité aujourd'hui par la chaine de télévision "France24", Édouard Philippe, le Premier ministre français, nouvellement désigné par le président Emmanuel Macron, maîtrise à la perfection, la langue de Goethe puisqu'il a passé une partie de sa scolarité à Bonn, la grande ville allemande. Il a manifesté en outre, à plusieurs occasions, sa volonté de voir consolider les relations entre Paris et Berlin, excellentes au demeurant.

Bruno Le Maire, le nouveau ministre français de l'Economie, n'a jamais caché quant à lui, son admiration pour la grande culture allemande et  il est très proche de l'actuel ministre allemand des Finances, Wolfgang Shäuble qu'il tutoie en public.

Sylvie Goulard, la nouvelle chef des armées du Président Macron, est une fine connaisseuse des arcanes de la politique germanique, notamment pour avoir participé, à l'intérieur du Parlement européen, aux négociations qui ont préparé la réunification de l'Allemagne après la chute du mur de Berlin, en novembre 1989.

D'autres membres de l'entourage du nouveau président français sont également atteints de cette "germano-sympathie" galopante, comme son Mr-diplomatie, Etienne Philippe, un ancien ambassadeur à Berlin, ou Sylvain Fort, son futur Mr-plume, qui sera chargé de rédiger ses discours au Palais de l'Elysée, et qui a traduit dans la langue de Molière, les sublimes textes du poète romantique allemand Friedrich Schiller.

En conclusion de son enquête, si la chaine de télévision "France 24" prend bien soin de noter que le 1er gouvernement du nouveau Président français, brille par une relative absence de spécialistes des États-Unis, de la Russie et de la Chine, elle oublie de souligner la non-présence également du moindre expert du monde arabe que des liens traditionnellement privilégiés unissent pourtant à Paris.

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