Le FFS exprime sa défiance à l’égard du scrutin présidentiel et appelle à la poursuite de la mobilisation

 Le FFS exprime sa défiance à l’égard du scrutin présidentiel et appelle à la poursuite de la mobilisation
Par Nabil Semyane | 14 Décembre 2019 | 13:19

Le FFS a réagi samedi dans une longue déclaration signée par Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle, pour rejeter le scrutin présidentiel du 12 décembre et réaffirmé son attachement à la transition démocratique pour l‘avènement de la deuxième république ainsi qu’un dialogue politique global avec les forces politiques et sociétales représentatives.

« En ce lendemain d’un scrutin présidentiel non démocratique et non transparent rejeté massivement par les Algériennes et les Algériens, avant, pendant et après sa tenue, car organisé par le régime pour se pérenniser en violation flagrante de la volonté populaire qui revendique le changement radical du système, l’instauration d’un Etat de droit démocratique et social et l’avènement de la deuxième république à travers un pouvoir constituant sont impératifs », écrit le FF dans sa déclaration.

Tout en rendant un hommage au peuple Algérien « qui n’a pas attendu les résultats de ce scrutin qu’il ne reconnait pas pour exprimer tout au long de ce 43ème vendredi, dans une mobilisation pacifique et unitaire sur tout le territoire national, son indignation et sa colère à l’encontre d’un pouvoir en uniforme et de sa couverture civile, qui viennent à travers cette mascarade électorale de salir l’image de l’Algérie dans le monde. », le plus vieux parti de l’opposition note que  « Sur tous les continents, le même message est diffusé à travers les médias nationaux et internationaux à savoir l’opposition du peuple algérien à cette élection, son abstention massive et l’illégitimité du président élu que la communauté internationale évite de féliciter. »

Le Front des Forces Socialistes affirme par ailleurs dénier au pouvoir en place  « le droit de se prévaloir de la Révolution de Novembre qui a libéré le pays de la colonisation, pour crédibiliser sa démarche, alors que ce même régime ne reconnait pas le libre exercice du droit à l’autodétermination du peuple algérien en quête de liberté depuis l’indépendance du pays. »

Le Front des Forces Socialistes reste sur ses positions et  appelle «  les Algériens et les Algériennes à poursuivre et amplifier leur mobilisation pour instaurer un Etat civil et non militaire » , mais tout en veillant « à préserver son caractère pacifique et unitaire en gardant à l’esprit que la violence a toujours servi les régimes en place et que la politique de la non-violence a triomphé des dictatures, dans tous les pays qui l’ont pratiquée ».

Réitérant sa position quant à la nécessité de l’avènement d’une deuxième république, comme une exigence de sortie de la crise politique actuelle, le FFS maintient son exigence d’une « transition démocratique et un dialogue national transparent et sérieux avec tous les acteurs politiques représentatifs et ceux de la société civile mobilisés dans le mouvement populaire et associatif, pourra convenir d’une plateforme consensuelle de sortie de crise sur le plan politique, économique , social, environnemental et culturel avec un calendrier et des instruments de contrôle et d’exécution, en vue de l’élection de l’assemblée nationale constituante ».

Dialogue oui, mais pas n’importe lequel, prévient le FFS, mettant en garde « le pouvoir contre la tentation d’organiser un pseudo-dialogue sous son égide dans une conférence non souveraine visant à valider une feuille de route préétablie avec un ordre du jour déjà fixé et des participants de son choix ».

Pour le FFS, le vrai dialogue suppose des conditions préalables, selon des règles universelles, à commencer par « la création d’un climat d’apaisement favorable aux discussion notamment la libération des détenus politique et d’opinion, le respect des libertés d’expression, de manifestation et de réunion, l’adoption commune de l’ordre du jour et du choix des participants, le caractère souverain et transparent du dialogue, l’adoption par consensus de la plateforme de sortie de crise et enfin l’engagement par les parties prenantes de son exécution dans les délais prescrits ».

Convaincu que des «  forces au sein du régime  s’opposent au combat du peuple algérien pour son indépendance et feront tout pour retarder sa victoire », le FFS appelle les Algériens et Algériennes à inscrire leurs actions dans la durée, à redoubler de vigilance et à opposer une résistance déterminée et pacifique à toute épreuve qui entravera sa marche vers la liberté ».

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