Le Drian : La question du retour des anciens harkis en Algérie n'était pas au "centre des discussions"

Le Drian : La question du retour des anciens harkis en Algérie n'était pas au "centre des discussions"
Par Djamil Mesrer | 11 Juillet 2018 | 21:30

L'ambassade de France en Algérie a,  dans un communiqué rendu public mercredi soir, évoqué la situation des harkis et de leur libre circulation  entre les deux pays, en rappelant la réponse du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian  à cette problématique contenue  dans une question écrite de Damien Adam, député de "La République En Marche" .

Dans le communiqué en question, l’Ambassade de France  précise qu'elle "souhaite apporter des précisions sur cette réponse qui a d’ailleurs été publiée au Journal Officiel de la République française" en soulignant que "le Ministre Le Drian a rappelé que   le gouvernement français était sensible à la détresse ressentie par les anciens harkis et leurs familles qui ont dû quitter la terre où ils sont nés et qui ne peuvent y revenir même pour leur dernier voyage ».

Le Drian a réaffirmé la « mobilisation de longue date du gouvernement français pour permettre leur retour sur leur terre natale ».

Poursuivant son communiqué, la représentation diplomatique française à Alger précise que "le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères n’a pas dit que la question du retour des anciens harkis en Algérie était au « centre des discussions » avec les autorités algériennes, pas plus qu’il n’a déclaré que la France « fera tout pour préserver le droit des harkis à retourner dans leur pays ».

Comme il "n’a jamais été question, contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, d’exercer quelque « pression » ou « chantage » que ce soit sur les autorités algériennes", précise encore la même source..

Le Drian a "rappelé le souhait du Président de la République française, formulé lors de sa visite à Alger le 6 décembre dernier, de "travailler avec les autorités algériennes à la réconciliation et à l’apaisement des mémoires".

"Le Président Macron avait marqué sa volonté d’engager la France dans ce travail et de « trouver les moyens pour que dans les prochains mois et les prochaines années », la France et l’Algérie« œuvrent ensemble à ce que les hommes et les femmes qui sont nés en Algérie et qui veulent pouvoir y revenir, quelle que soit leur histoire familiale et personnelle avec ce pays, puissent le faire », rappelle l'ambassade dans le même document.

Il s’agit simplement, selon la même source, "de proposer un dialogue sur une question très sensible" et que "le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a d’ailleurs rappelé dans sa réponse  qu’il convenait de ne pas sous-estimer la sensibilité de ces questions dans l’opinion et pour les autorités  tant en France qu’en Algérie".

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