Il se voulait un paratonnerre contre les orages pérennes entre l’Algérie et la France : le rapport- Stora, objet de controverses

Il se voulait un paratonnerre contre les orages pérennes entre l’Algérie et la France : le rapport- Stora, objet de controverses
Par Moumène Belakram | 24 Janvier 2021 | 12:28

Elaboré par l’historien français, Benjamin Stora, à la demande du Président Emmanuel Macron, qui l’a réceptionné mercredi passé (Photo- DR), le rapport ‘’sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie’’, semble ne pas passer, tant auprès de la classe politique en Algérie, qu’en France même.

Ainsi, et sur sa page Facebook, l’éminent diplomate et ancien ministre,  Abdelaziz Rahabi, a eu à  critiquer  «un rapport  qui ne répond pas à la principale demande des algériens », soit  la reconnaissance par la France  de «ses crimes coloniaux en Algérie», a-t-il écrit.

Et de souligner  qu’ «il ne s’agit ni de repentance, notion étrangère aux relations entre états, ni de fonder une mémoire commune, les deux pays étant héritiers de deux mémoires antagoniques sur cette question», a estimé Rahabi, concluant que «chacun doit assumer son passé et il appartient aux deux Etats de mettre en place les conditions d’une relation apaisée et tournée vers l’avenir».

Par ailleurs, et outre méditerranée, c’est le  comité national de liaison les harkis (CNLH)  qui s’est le plus illustré, par le biais d’un communiqué rendu public, hier samedi, qui a fustigé le rapport-Stora, le jugeant «minimaliste» et apparenté à «de la poudre aux yeux».

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