Il privilégie un "accord politique" : Benflis zappe l’article 102

 Il privilégie un "accord politique" :  Benflis zappe l’article 102
Par Amel Benabi | 12 Septembre 2017 | 17:18

Il était pourtant l’un des plus grands promoteurs de l’application de l’article 102 des débats sur la constitution avant même l’élection présidentielle de 2014. Le secrétaire général du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis a définitivement abandonné cette exigence.

Lors de sa rencontre avec la presse aujourd’hui, il s’est certes  accroché à son credo de la «vacance du pouvoir» mais il a clairement exprimé son opposition à l’application de l’article 102 comme le réclament d’autres partis à l’instar de quelques acteurs politiques.

« À Talaie El Hourriyet, l’application de l’article 102 était notre revendication phare en 2014. Aujourd’hui, la situation est plus complexe, elle s’aggrave d’une année à l’autre», a-t-il déclaré, douchant sans doute les attentes de certains milieux. Et Ali Benflis semble revenir à de meilleurs sentiments bien qu’il garde ses convictions en proposant plutôt une sorte de conférence de nationale. Il invite en effet à «s’asseoir autour d’une table pour discuter et tenter de trouver des solutions à cette crise et ce avec la participation de tous les acteurs, sans exclusion. »

Pour Ali Benflis, «la vacance du pouvoir, la crise politico-économique sont une réalité que personne ne peut ignorer» et que «La crise est beaucoup plus grave qu’on le laisse penser. La solution est dans l’implication de tous les acteurs de la société autour d’une table de dialogue pour tenter d’apporter un plus. Il faut d’abord trouver un accord politique », a-t-il ajouté.

Ali Benflis, qui veut visiblement se démarquer de ceux qui appellent l’armée à intervenir,  affirme que la place et la mission de l’armée est bien claire à savoir «garantir la transition». Il se dit convaincu que «Ni le président, ni les institutions, ni les partis politiques ne peuvent apporter une solution à la situation actuelle».

D’où d’après lui, "la nécessité d’une synergie d’efforts pour arriver à résoudre la crise". C’est pourquoi il préconise l’implication de tous les acteurs de la société autour d’une table de dialogue pour tenter d’apporter un plus. Pour lui, un «accord politique» est indispensable.

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