Flambée des prix de la sardine : les explications alambiquées du ministre de la pêche

Flambée des prix de  la sardine : les explications alambiquées du ministre de la pêche
Par Moumène Belakram | 23 Juin 2020 | 16:08

Les Algériens, pas obligés de manger de la sardine ? L’interrogation renvoie déjà à un postulat de triste mémoire, sur la consommation du yaourt.

‘’Poisson du pauvre’’, ou supposé tel, renfermant de grandes propriétés nutritives, la sardine est affichée de 700 jusqu’à 1000 DA/kg suivant sa qualité du jour et certains endroits.

Cette envolée, graduelle, est enregistrée depuis un bon bout de temps. Chose qui a dû contraindre le ministre de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi ‘’à sortir du bois’’ pour tenter une explication.

Ainsi, lors de son passage à la chaîne1 de la radio nationale, Ferroukhi  a estimé que cette flambée de prix revenait «essentiellement aux coûts élevés de la pêche de la sardine, notamment en ce qui concerne les moyens utilisés tel que le carburant, les filets, les bateaux de pêche».

Des paramètres de base, il est vrai, mais qui n’ont pourtant pas empêché son collègue des transports  de les  réfuter récemment pour retoquer les revendications sur la hausse des tarifs des transporteurs, après la hausse des carburants.

Ferrouki a certes mis en avant, encore, qu’il s’agissait d’une richesse halieutique «limitée et soumise à une saison biologique», greffant à ce facteur un autre qui semble pourtant pleinement des missions de son secteur.

Il s’agit de la régulation du marché dans la mesure où le ministre  concède qu’il n’était pas « approvisionné en quantité requise par rapport à la demande».

De fait, et il est loisible de le constater sur le terrain, quand la sardine chevauche allégrement les 1000 DA/kg dans des marchés de la commune d’Alger, elle est proposée à la moitié de ce prix, aux portes même de la Capitale. Il y a forcément maldonne, quelque part.

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