FFS: la constitution est une «affaire politique sérieuse» qui suppose un «large débat»

 FFS:  la constitution est une «affaire politique sérieuse» qui suppose un «large débat»
Par Hakim Megati | 16 Septembre 2020 | 14:17

Bien qu’il ne le souligne pas franchement, le FFS semble opter pour la non- participation voire le boycott du référendum constitutionnel prévu le 1er novembre prochain.

C’est du moins ce que suggère le communiqué ayant sanctionné la réunion de son  Secrétariat national au du siège de la fédération d’Alger.

Pour ce parti, l’élaboration de la loi fondamentale est un «acte éminemment politique», voire «l’acte politique par excellence» (…) qui ne saurait, lit-on, «se résumer à une compilation de dispositions juridiques destinées non pas à doter le pays d’un socle constitutionnel incontesté et incontestable mais à assurer la pérennité d’un système de gouvernance obsolète».

 La formation de feu Hocine Ait Ahmed donne ainsi le ton de ce que sera sa position finale qui sera sûrement actée lors de son Conseil national convoqué par l’Instance Présidentielle du parti pour les journées du 25 et 26 septembre 2020.

«(…) Une Constitution, est de ce fait, une affaire politique sérieuse, qui doit procéder d’un large débat au sein de la société et être réellement l’émanation de la volonté populaire», souligne le communiqué de ce parti.

 Et de trancher : «(…) la démarche actuelle du pouvoir, n’est pas en mesure de répondre aux aspirations légitimes de millions d’Algériennes et d’Algériens qui expriment clairement leur désir de changement, notamment depuis le 22 février 2019. 

 Le FFS propose plutôt un «dialogue inclusif et transparent sans préalables ni préjugés, entre les acteurs politiques, économiques et les représentants de la société civile».

Mais pour cela, ce parti estime primordial qu’il y ait une «volonté politique». Il en veut d’autant plus que «l’ampleur de la crise», aggravée par la pandémie du covid19,  et les grands défis que doit relever en urgence le pays exigent un «traitement politique radical et la reconstruction d’un consensus national qui parachèvera le projet national d’édification d’un Etat souverain, démocratique et social tel qu’énoncé par l’appel du 1er novembre et préfiguré par les résolutions du congrès de la Soummam».

 Exit donc le référendum du 01 novembre et cap sur un «processus politique constituant engagé dans un climat de libertés  qui permettra de doter enfin la Nation d’une constitution démocratique qui consacre l’Etat de Droit, régule la société et organise la relation entre les pouvoirs en garantissant leur exercice par des Institutions démocratiques légitimes».

 Le Front des Forces socialistes pense que «l’Assemblée Nationale Constituante» constitue, une «échéance incontournable pour sortir du provisoire et des incohérences politique et juridiques et rendre irréversible la Démocratie dans notre pays».

 

Le Secrétariat national du FFS en profite justement pour interpeller les autorités à mettre fin aux «harcèlements et  aux poursuites judiciaires à l’encontre des militants, des journalistes et des animateurs du Hirak et exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion».

 

 

 

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