Deuxième jour de campagne électorale , après un démarrage poussif

Deuxième jour de campagne électorale , après un démarrage poussif
Par Abbès Zineb | 18 Novembre 2019 | 16:04

Après un premier jour de campagne assez laborieux, avec plein de meeting chahutés ou carrément annulés, faute de public, les candidats continuent sur leurs lancées.

Ali Benflis, passant de l’Ouest à  l’Est, a animé aujourd’hui un meeting à Souk Ahras, après celui de Tlemcen, dimanche.

Comme dans la capitale de Zianides, Benflis a justifié son choix d’aller à la présidentielle en expliquant que "c’est la voie la plus courte pour sortir le pays de la crise."

Selon lui « l’Algérie a besoin d’un président rassembleur pour unir le peuple qui a le même pays, le même drapeau »

Abdelmadjid Tebboune, dont le premier jour de campagne est perturbé par la démission surprise de son directeur de campagne s’est envolé aujourd’hui à Adrar, une wilaya qu’il connait bien, pour son premier meeting.

L’ancien ministre du tourisme, Hassan Marmouri, originaire de la région, est sur les lieux depuis hier pour préparer cette première sortie de l’ex premier ministre et donner aussi le ton à sa campagne.

Ce matin sur les ondes de la radio chaîne 3, Tebboune a évoqué la relation avec le France en expliquant qu’un bon partenariat doit passer par le règlement de la question mémorielle.

Pour sa part Abdelkader Bengrina, a choisi  pour le deuxième jour de sa campagne, Blida, la ville des roses pour défendre son projet en promettant d’être « le président qui va opérer le passage vers la nouvelle Algérie réclamée par le Hirak. »

La halte Blidéenne de Bengrina n’est pas dénuée de symboles , puisqu’ils a voulu rendre un hommage à son mentor, le défunt Chikh Mahfoudh Nahnah, originaire de la ville.  

Après Adrar, c’est à Ain Defla que le plus jeune des candidats, Abdelaziz Belaïd a posé ses valises. Il y animera un meeting cet après midi.

Sa visite à une zaouïa hier a suscité une polémique qui a fait réagir le porte parole de l’instance indépendante des élections Ali Drâa.

Ce dernier a rappelé que la visite des lieux de cultes n’était pas interdite mais il a également mis en garde contre l’instrumentalisation de ces lieux à des fins de campagne.

Azzedine Mihoubi a choisi  quant à lui de marquer dèja  une première pause aujourd’hui, après le meeting d’hier à Adrar.

On retiendra de cette première sortie électorale de l’ex –ministre de la culture ses larmes en écoutant le discours du cheikh de la zaouia locale qui l’a visiblement ému.

Voir toutes les actualités