Crise politique: nouvelles déclarations de Gaid Salah

Crise politique: nouvelles déclarations de Gaid Salah
Par Nabil Semyane | 18 Juin 2019 | 14:58

Au deuxième jour de sa visite à la troisième région militaire à Béchar, Ahmed Gaid Salah s’est de nouveau exprimé sur la crise politique que vit le pays, insistant derechef sur la nécessité d’une solution qui  conjuguerait entre les dispositions constitutionnelles et les revendications populaires portées  par le Mouvement citoyen, car il considère que les deux propositions ne sont pas antinomiques.

« Croient-ils qu'il existe une contradiction ou bien un écart entre ce à quoi tendent les dispositions de la Constitution dans leurs véritables dimensions et ce à quoi appelle le peuple algérien dans ses marches successives », interroge le chef d’état-major en mettant à l’index la partie de la classe politique qui a une autre approche de la crise et de la manière d’en sortir. Le peuple qui a plébiscité sa Constitution est le plus apte à préserver la loi fondamentale de son pays et ses dispositions et à s'y conformer. Aussi, il est impensable de procéder au nom du peuple, à la destruction de la réalisation du peuple algérien, qui est la loi fondamentale, soit la Constitution". 

"Ceux qui prétendent, par ignorance ou arrogance et entêtement, ou animés par des intentions aux objectifs ambigus, oui ambigus, que le pouvoir du peuple est au-dessus de la Constitution et au-dessus de tous- et c'est une vérité utilisée à tort – car ils tentent sciemment d'outrepasser, voire geler, l'application des dispositions de la Constitution, réalisent-ils que cela signifie la suppression de toutes les institutions de l'Etat et s'engouffrer dans un tunnel obscur dénommé le vide constitutionnel ? Ce qui signifie par conséquent la destruction des fondements de l'Etat national algérien et penser à construire un autre Etat avec d'autres standards, d'autres idées et d'autres projets idéologiques, auxquels seront consacrés des débats sans fin. Est-ce leur objectif ? L'Algérie n'est pas un jeu de hasard entre les mains de n'importe qui, ni une proie facile pour les amateurs d'aventurisme. Elle est le produit des sacrifices d'une révolution glorieuse, dénommée le 1er Novembre 1954, qui a besoin de tous ses fidèles enfants, je dis bien tous ses fidèles enfants, pour faire preuve de grande sagesse, de clairvoyance et de rationalité, et de plus de pondération et de perspicacité, car la Constitution algérienne est le giron du peuple et son rempart imprenable; elle est le fédérateur des composantes de son identité nationale et des solides constantes qui n'ont nul besoin de quelque forme que ce soit de révision ou de changement». 

« Le bon sens du peuple algérien et sa perspicacité habituelle ne l'ont jamais déçu et ne le décevront point. Il saura pertinemment distinguer entre celui dont le cœur est empli de sincérité et celui qui nourrit rancœur et ressentiment envers ce pays. Il réalisera certainement que celui qui voue rancune et animosité envers l'Armée Nationale Populaire et son Commandement, est indubitablement un ennemi de l'Algérie. Et les ennemis de l'Algérie sont parfaitement conscients, non sans amertume et jalousie, que notre pays dispose aujourd'hui d'une armée nationale de par son principe, populaire de par son origine, sincère dans son action et sa conduite, à sa tête un commandement moudjahid qui accorde au combat saint sa véritable signification et fait du serment prêté aux Chouhada son phare, avec lequel il fraie son chemin vers la sécurisation de l'Algérie et l'accompagnement de son peuple jusqu'à s'assurer entièrement quant au présent et l'avenir de cette patrie». 

«Au moment où les enfants du peuple, au sein de l'Armée Nationale Populaire s'acquittaient de leurs missions avec sincérité et dévouement et de leur devoir national au service du développement et de la promotion des Forces armées pour les hisser aux plus hauts degrés de professionnalisme, et leur permettre de protéger les frontières nationales, avec tout ce qu'elles impliquent comme défis, et continuer à relever avec succès l'enjeu de l'élimination définitive du fléau du terrorisme au Nord du pays, je disais qu'en ce moment précis où l'Armée Nationale Populaire travaillait avec responsabilité, abnégation et désintéressement, certaines personnes dénuées de conscience et de scrupules, planifiaient avec ruse la manière d'usurper les deniers publics, soit l'argent du peuple algérien. Là réside toute la différence entre celui qui agit avec dévouement et bonne intention et celui qui manigance avec malveillance. Ces derniers ont oublié que cette voie est courte, voire une impasse». 

 

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