Bientôt une usine algéro-émiratie de production de sérums à Alger

Bientôt une usine algéro-émiratie de production de sérums à Alger
Par Khidr Ali | 07 Mai 2012 | 21:14

La première pierre pour la construction d'une usine algéro-émiratie devant produire 85 millions d'unités de sérums par an, a été posée lundi à Oued Smar (Alger) avec comme objectif déclaré de terminer les travaux de réalisation avant la fin 2014. Etaient présents, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes, et l'émir de Ras-El Khaïma, des Émirats arabes unis (EAU), cheikh Ahmed Ben Sakr al-Qassimi.

Cette usine, fruit d'un partenariat entre la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) et les laboratoires publics émiratis Julphar, est d'une capacité de production de 85 millions unités par an de tous les types de sérum, a expliqué le directeur de la PCH, M. Delih Chérif, dans une présentation du projet.

Le projet a été élaboré par la commission mixte algéro-émiratie dont les actions ont abouti à la signature d'un protocole d'accord en juillet 2011 portant sur la création d'une société de droit algérien (Algemirat) avec le principe de 51/49 entre la PCH et le groupe émirati Julphar, et ce, en prévision de la création de l'usine des sérums.

"Cette production est destinée à couvrir 35% des besoins des hôpitaux en matière de sérums", a expliqué M. Delih, ajoutant que l'usine va créer 125 postes de travail de "haute qualification" comme elle va former une main-d’œuvre algérienne qualifiée. La construction de l'usine, dans un site mitoyen au siège de la direction générale de la PCH, nécessitera un investissement de 3,1 milliards de dinars, a-t-il indiqué.

M. Delih a indiqué que la PCH avait dégagé un terrain de 5.000 m² en plus d'un hangar pour l'implantation d'une unité d'emballage alors que le partenaire émirati apporte son savoir-faire, sa gestion et sa technologie pour le montage et la mise en marche de l'usine, a-t-il dit.

Pour M. Ould Abbes, le projet de cette usine de production de sérums vient en application de la politique nationale prônée par l'Algérie, durant les deux dernières années, consistant à "réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l'étranger en matière de médicaments". L'objectif de cette politique est d'arriver à produire localement 70% des besoins en médicaments à l'horizon 2014, a-t-il rappelé.

De son côté, cheikh Ahmed Ben Sakr al-Qassimi, qui est également vice-président du conseil d'administration des laboratoires Julphar, s'est dit "heureux" de contribuer à cette politique nationale de réductions des importations des médicaments par l'encouragement de la production nationale. Il a également souhaité voir d'autres projets de partenariats se concrétiser entre l'Algérie et les Émirats arabes unies.

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