Bancarisation : Benkhalfa sceptique sur la finance islamique, appelle à «une stabilité économique»

 Bancarisation : Benkhalfa sceptique sur la finance islamique, appelle à «une stabilité économique»
Par Nourredine B | 19 Février 2019 | 12:30

De passage, mardi, sur les ondes de la radio nationale,  Abderrahmane Benkhalfa, expert en économie et ancien ministre des finances a passé à la loupe le système financier et la complexité de la bancarisation des capitaux en Algérie, pointant, en premier lieu, le handicap constitué par le marché informel dans ce processus.

Benkhalfa, qui s’est montré pessimiste quant à une solution de par l’instauration  de la finance islamique, fait le distinguo, faisant observer que les expériences des autres pays montraient que la finance islamique pouvait doper la progression des octrois de crédits «mais pas la bancarisation», a-t-il soutenu.

De ce fait, la panacée consiste, à ses yeux, à ouvrir le secteur bancaire et le préserver des interférences politiques pour lui accorder l’autonomie suffisante dont il a besoin pour s’adapter à une économie ouverte.

«Les banques, notamment celles relevant du secteur public, ont joué un rôle extrêmement important dans l’accompagnement du développement, avec des taux de financement de 16 et 17% par an», explique-t-il dans cette veine, tout en déplorant le maintien des banques dans un rôle d’accompagnement des politiques sociales.

Tranchant, sur ce plan, il a souligné que  «La politique qui consiste à faire des banques uniquement un instrument de développement, de distribution d’allocations  de ressources pour une efficacité sociale doit cesser».

Par ailleurs, et répondant à une question sur la dynamique des institutions bancaires, l’invité de la Chaine 3 a concédé que les banques avaient,  relativement dépassé la frilosité», illustrant son constat par le fait qu ’aujourd’hui, l’ Algérie «a enregistré près de 9 000 milliards de dinars en stock contre 5 000 en 2015».

Enfin, l’ancien premier argentier du pays appelle à «une stabilité économique à l’instar de la stabilité institutionnelle et sécuritaire», a-t-il prôné.

Voir toutes les actualités