APN: les députés pointent la difficulté du gouvernement à entrevoir une alternative économique

APN: les députés pointent la difficulté du gouvernement à entrevoir une alternative économique
Par Nabil Semyane | 13 Février 2018 | 10:34

 La présentation lundi du rapport des évolutions financières et monétaires en 2016 et 2017par le Gouverneur de la Banque d’Algérie est suivi d’un débat en plénière dans lequel les députés, chacun selon sa tonalité, ont abouti au constat que le gouvernement peine à trouver la voie de la transition économique, selon le compte rendu de l’APS.

 Tous ont, en effet, souligné la nécessité l’impératif de trouver des alternatives à l'économie dépendante des hydrocarbures face à la baisse continue de leurs cours et son impact sur la situation financière du pays.

 Dans ce sens, le député Slimane Saadaoui du parti Front de libération nationale (FLN) a indiqué que le taux de croissance économique ne traduit pas forcément un développement, appelant à promouvoir le secteur agricole en tant qu'alternative stratégique.

 Estimant, pour sa part, que la "difficile" conjoncture économique du pays est due certes à la baisse des cours du pétrole mais aussi à "l'insuffisance de l'efficacité de la politique monétaire", le député El Houari Kessaci, du même parti, a plaidé pour des mécanismes susceptibles de drainer la liquidité monétaire en circulation sur le marché parallèle.

 Abondant dans le même sens, le député FLN Rahmani Khaled a appelé à "l'évaluation des orientations financières et monétaires" et au traitement  de ce qu'il a qualifié de "dysfonctionnements" dans le système bancaire. D'autres députés de la même formation politique ont préconisé l'augmentation des intérêts bancaires en vue de favoriser l'épargne. 

 Pour sa part, Mme Fatima Kerma, du parti Rassemblement national démocratique (RND) a appelé à la révision du taux de change du dinars, au maintien du soutien des entreprises locales et au renforcement de la performance de la Chambre nationale du commerce. 

 Pour sa part, le député Lakhdar Benkhellaf (Union Annahda-Adala-Bina)s'est interrogé sur l'utilité de présenter le rapport annuel de la conjoncture économique et financière après l'adoption de la loi de finances 2018.

Soulignant l'augmentation des prix des produits de large consommation et l'inflation, il a critiqué "l'absence d'alternatives réelles et pratiques  pour la diversification de l'économie nationale et le recours à des coupes sur les réserves de change".

 De son côté, le député Salah Zouiten, du même parti, a appelé à l'ouverture des bureaux de change agréés pour contrer le marché parallèle ainsi qu'à la révision de l'allocation de change.

Par ailleurs, les députés du parti des Travailleurs (PT) ont demandé le bilan des crédits octroyés aux investisseurs. A ce propos, le député Djelloul Djoudi s'est interrogé sur le sort "des milliers de crédits et d'avantages octroyés à "ceux qu'on appelleinvestisseurs", demandant un bilan sur la politique de soutien et sur la privatisation.

Pour sa part, le député Ramdan Taazibt, de la même formation politique a préconisé la réforme du système fiscal et l'intensification du contrôle en matière de commerce extérieur.

Le député Hebri Nabi du Mouvement de la société pour la paix a fustigé quant à lui l'augmentation des prix de certains produits de large consommation.

 De son côté, le membre de l'APN Mansouri Hassan, du Front des forces socialistes (FFS) a plaidé pour des réformes politiques afin d'aboutir à des réformes économiques profondes, indiquant que le climat d'affaires en Algérie n'est pas attractif pour l'investissement étranger.

 


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