Affaire du retrait de délégation à la LFP : la FAF s’énerve

Affaire du retrait de délégation à la LFP : la FAF s’énerve
Par Nourredine B | 13 Février 2018 | 11:19

Passé presque inaperçu, le communiqué de la FAF, publié lundi soir sur son site officiel, témoigne de l’exacerbation de la fédération vis-à vis des rumeurs, à ses yeux infondées, qui se multiplient.

Réagissant à des informations de presse, faisant état d’une décision du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs annulant le retrait de délégation à la LFP, la FAF  dément «formellement ces allégations» écrit le communiqué, ajoutant que la fédération «nie avoir reçu une quelconque correspondance ou décision que ce soit du tribunal en question ou du TAS (Tribunal Arbitral du Sport)».

Et de tomber à bras raccourcis sur une certaine presse coupable, pour elle, d’ «une campagne de presse haineuse et calomnieuse pour barrer la route aux professionnels de la rumeur qui alimentent malheureusement, au quotidien, une certaine presse tendancieuse» assène-t-elle dans son document, aux relents de vitriol, mettant en avant qu’elle était «soucieuse et respectueuse des lois du pays, de ses statuts et de ses propres  règlements» pour, ainsi,  revendiquer son plein droità une telle campagne.

En tout état de cause, si la réaction de l’instance que préside Kheirdine Zetchi est somme toute légitime, le ton, virulent, utilisé dans son communiqué dénote d’un manque de sérénité flagrant ; d’autant plus que son démenti catégorique en soi assure du bien- fondé de sa démarche dans cette question.

Pour rappel, le Bureau fédéral a, en application des dispositions de la convention du 4 juillet 2011 régissant les relations entre la Fédération algérienne de football et la Ligue de football professionnel, procédé, le 21 janvier passé, au retrait de la délégation de gestion des championnats de football professionnel au Conseil d’administration de la LFP.

Destitué de ce fait, l’ex président de la Ligue, Mahfoud Kerbadj avait à chaud, exprimé son soulagement d’être déchargé de ses tâches.

Mais avec du recul, l’ancien ‘’bras doit’’ et ami de Mohamed Raouraoua, ex président de la FAF, a rué dans les brancards, menaçant d’en référer aux différents tribunaux de compétence.

Depuis, les coups pleuvent tous azimuts sur la maison de Dely- Ibrahim, mettant Zetchi et ses hommes sous pression.

Ce qui explique l’énervement perceptible en filigrane dans un communiqué- démenti qui aurait gagné à se borner au style sobre et informatif, plutôt que de tomber dans le jeu où la manip veut éprouver la FAF.

Cela reste d’autant plus vrai que Kerbadj, et bien d’autres, n’arrêteront pas de cogiter de sitôt !

 

 

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