50.000 taxis seront équipés prochainement de Kits GPL

50.000 taxis seront équipés prochainement de Kits GPL
Par Rafik Benasseur | 07 Mai 2018 | 20:27

Le recours au carburant GPL gagne de en plus d’adeptes au sein des automobilistes. L’augmentation des prix de l’essence (super et sans plomb) qui culminent à plus de 40 dinars le litre ainsi que celui du Mazout à 21 dinars, a poussé de nombreux propriétaires de véhicules à se rabattre sur le GPL qui ne coute même pas 10 dinars et qui dure beaucoup plus longtemps.

Et à tout seigneur tout honneur, ce sont les chauffeurs de taxis qui ont été choisis pour cette campagne en faveur du GPL. Pour ce faire, une convention sera signée la «semaine prochaine» entre le ministère de l’Energie et celui des Transports pour équiper 50 000 taxis en Kits GPL.

C’est le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni qui l’a révélé en marge des travaux d’un atelier international organisé par le Commissariat l’énergie atomique (Comena). En vertu de cette convention, l’Etat promet le ministre, accordera des «facilitations» pour convertir les 50 000 taxis en GPL, dans ce qui constitue d’après lui, « une opportunité jamais accordée dans les pays arabes ou même européens».

Les pouvoirs publics pensent sans doute que les chauffeurs de taxis qui consomment beaucoup de carburant, peuvent être un bon moyen de sensibilisation des automobilistes pour opter en faveur de ce carburant propre et pas cher.

En effet, malgré ces avantages évidents, seuls 163 000 véhicules sont équipés en GPL à travers le territoire national, depuis le lancement du programme en 2005. Mais l’Etat est bien obligé de faire campagne en faveur de ce carburant tant l’importation de l’essence lui coûte des centaines de millions de dollars.

Il faut savoir, comme le souligne Mustapha Guitouni, que l’Algérie consomme pas moins de 15 millions de tonnes d’essence alors que la production nationale est de 11,5 millions de tonnes. La différence- 3,5 millions de tonnes- est importée chaque année pour assurer l’alimentation du marché. La chute des recettes en devise et le plan de limitation des importations a poussé les pouvoirs publics à remettre au goût du jour le GPL qui aurait pu être adopté depuis des années. 

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