Constantine : La construction du viaduc Transrhumel entre dans son ultime phase
La partie la ’’plus importante et la plus difficile’’ des travaux de construction du viaduc Transrhumel de Constantine est dépassée même si globalement le taux d’avancement est de l’ordre de 40%, a indiqué mercredi le président du groupe brésilien Andrade Gutierrez, en charge de l’exécution de l’ouvrage.
S’exprimant lors d’une présentation technique de ce projet structurant, animée sur site en présence de l’ambassadeur du Brésil, Henrique Sardinha, et des autorités locales, Clovis Martines a affirmé que toutes les contraintes techniques en rapport, notamment, avec la nature géologique du sol ont été levées”.
Ce projet d’ “envergure historique”, en chantier en plein cœur de Constantine, sera livré clés en main “d’ici à la fin mars 2014″, a également affirmé M. Martines, précisant que tous les piliers ayant été posés, “il ne reste plus que les travaux de construction du tablier à lancer dans les tout prochains jours”.
Le viaduc Transrhumel, en construction au cœur de la ville de Constantine, marquera sans doute par son élégance et son caractère éminemment structurant l’histoire des grands ouvrages réalisés en Algérie depuis l’indépendance.
La conception architecturale de ce pont géant aux lignes élancées est l’oeuvre d’un architecte norvégien qui a fait en sorte de ne pas “étouffer” la vue splendide qu’offre l’antique Cirta depuis la place de l’ONU, près de l’ancien hôtel Transatlantique.
Le tablier du viaduc, d’une largeur de 27 m avec deux voies doublées et des trottoirs de chaque côté, s’étire sur une longueur de 756 mètres. La hauteur du tablier au niveau de la travée centrale avoisine les 60 m.
Une fois réceptionné, le transrhumel soulagera notablement la ville de Constantine, notamment sa partie Sud où se situent les quartiers populeux de Daksi, de Sakiet Sidi Youcef, d’Oued El Had, de Djebel Ouahch et de Ziadia.
L’exécution de ce projet s’était heurtée à plusieurs contraintes d’ordre technique en rapport avec la nature du sol et les réseaux enfouis, ce qui avait négativement influé, au départ, sur l’avancement du chantier dès lors qu’il fallut élaborer une étude technique pour le transfert des réseaux.
Lancé en travaux en septembre 2010, cet ouvrage d’art, fruit d’un investissement public de 15 milliards de dinars, auquel il faut ajouter une réévaluation égale à ce coût pour les besoins de réalisation des accès avec l’autoroute Est-ouest et autres sujétions, aura nécessité, entre autres, 145.000 m3 de béton, 22.000 tonnes d’acier, 43 km de pieux et 130 m de haubans.Le nombre de travailleurs intervenant sur ce chantier avoisine les 750 dont 50 employés expatriés et 150 sous-traitants.(Aps)
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