Nucléaire : Washington ouvert à des négociations directes avec l’Iran
Les Etats-Unis ne se sont jamais opposés à des négociations directes avec l’Iran sur son programme nucléaire, et le président Barack Obama l’a confirmé lors d’un débat électoral avec son rival républicain Mitt Romney, a rappelé mercredi Jay Carney, porte-parole de la Maison-Blanche.
“Vous avez bien entendu les paroles du président (…). Il reste ouvert à d’éventuelles négociations bilatérales avec l’Iran pour s’assurer que ce dernier respecte ses engagements internationaux”, a déclaré M. Carney aux journalistes à bord de l’avion Air Force One transportant le président en déplacement électoral à travers le pays. Et de rappeler que la seule chose que les Etats-Unis n’acceptaient pas était l’apparition de l’arme nucléaire en Iran.
Le porte-parole a répété que le président Barack Obama restait ouvert à la tenue de pourparlers bilatéraux avec l’Iran sur son programme nucléaire controversé, mais que les Etats-Unis n’avaient prévu aucune négociation concrète de ce genre, et qu’il n’y avait pas d’accord avec les Iraniens à cet effet.
Le Times a rapporté que Téhéran aurait souhaité que de tels pourparlers aient lieu après la présidentielle aux Etats-Unis pour savoir avec qui négocier. L’élection présidentielle aux Etats-Unis aura lieu le 6 novembre prochain.
Le week-end dernier, le quotidien américain New York Times a annoncé, citant des responsables de l’administration Obama, que Washington et Téhéran s’étaient mis d’accord pour négocier à titre bilatéral sur le programme nucléaire iranien. Par la suite, cette information a été démentie tant par la Maison Blanche que par la République islamique.
Les Etats-Unis et d’autres pays, dont Israël, reprochent à l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu’il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran reconnaît enrichir de l’uranium à 20%, mais affirme que ses activités nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.
Depuis 2003, les six médiateurs sur le dossier nucléaire iranien (Russie, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine et Allemagne) œuvrent conjointement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour amener Téhéran à suspendre ses travaux d’enrichissement d’uranium susceptibles de mettre en danger le régime de non-prolifération nucléaire. (Ria Novosti)
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