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Zone industrielle de Rouiba : les syndicalistes chez Sidi Saïd

25-12-2011 17:27  Khidr Ali

Le malaise est entrain de s’accumuler à la zone industrielle de Rouiba dont les avertissements ne semblent pas être pris au sérieux par les responsables du pays, qui comptent sur Sidi Saïd, le pompier de service, pour éteindre le feu.

Sauf que cette fois-ci, il ne veut pas assumer ce rôle ingrat. Bien au contraire, il appuie les revendications des travailleurs. M. Sidi Saïd s’est dit néanmoins opposé à une action de rue pour les risques de dérapages qu’elle comporte. Et c’est la raison pour laquelle il a donné son accord pour un rassemblement pacifique des travailleurs de la zone industrielle de Rouïba lundi devant la maison du peuple.

En fait, ce rassemblement se veut comme une sorte de piqûre de rappel aux deux ministres du Travail et de l’Industrie interpellés il y a quinze jours par le patron de l’UGTA, à l’occasion de la récente réunion des fédérations à l’hôtel Essafir. L’un des problèmes posés par les syndicalistes de la zone industrielle de Rouiba est en rapport avec l’attitude de la direction générale de la SNVI à qui il est reproché de recruter des anciens cadres dirigeants comme contractuels avec de gros salaires et cela au détriment des jeunes qui se voient ainsi bloqués dans leur promotion.

La direction générale avait promis pourtant de mettre un terme à cette pratique à partit de janvier 2012, mais au cas par cas, car, explique-t-on, il y a certains cadres contractuels dont la savoir faire est nécessaire à l’entreprises.

Un autre problème : celui de l’absence de convention collective au sein de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur privé, où les activités syndicales ne sont pas tolérées, alors que c’est un droit.

Les syndicats de l’Union locale de Rouiba dénoncent aussi le recours systématique de l’administration à la justice contre les travailleurs alors que dans le même temps les décisions de justice rendues en faveur des travailleurs ne sont pas systématiquement suivies d’exécution. Une certaine « complicité » entre les responsables de SGP et des directeurs des unités qu’ils chapeautent est également décriée par les syndicalistes qui accusent ces responsables de « pourrir le climat social »



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