Pr. Bougherbal: l’état de santé du président Bouteflika « évolue bien »

Par Abbès Zineb | 28/04/2013 | 14:05

L’état de santé du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, « évolue bien » et n’a subi « aucune lésion irréversible », a affirmé dimanche le Pr. Rachid Bougherbal.

Le président de la République « n’a pas subi de séquelles irréversibles », a précisé à l’APS le professeur Bougherbal, expliquant qu’ »aucune fonction motrice ou sensorielle n’a été altérée ».

L’accident ischémique transitoire (AIT) « n’a pas duré longtemps » et l’affection est « réversible » et « régresse » sans laisser de « lésions séquellaires », a-t-il assuré.

Le chef de l’Etat doit « compléter » son bilan et « récupérer un peu de la fatigue occasionnée par cette affection », précise-t-il. L’accident vasculaire, explique le professeur, survient généralement à la suite de deux causes : soit hémorragique, cas écarté « fort heureusement », soit ischémique par manque de vascularisation d’une petite partie du cerveau lié « probablement à la migration d’une plaque athéromateuse ».

Le chef de l’Etat, qui a subi samedi à 12h30 un accident ischémique transitoire sans séquelles, a été transféré en fin d’après-midi à Paris pour y effectuer des examens complémentaires, sur recommandations de ses médecins traitants. Le professeur Bougherbal avait annoncé que « les premières investigations ont été déjà entamées et le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens », tout en rassurant que son état de santé ne suscite « aucune inquiétude ».

Pour rappel, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, a été transféré hier samedi et hospitalisé à Paris vers 20 h30 après avoir été victime d’un « accident ischémique cérébral ». les spécialistes expliquent qu’ un caillot bouche une artère et bloque la circulation du sang. Mais c’est un épisode qui ne dure pas. Comme c’est transitoire, le caillot qui s’est formé va se dissoudre très rapidement. Quand la durée de l’ischémie a été brève, inférieure à quelques minutes, les symptômes récupèrent immédiatement », C’est donc un mini AVC, une attaque neurologique, sans séquelle.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait rassuré samedi sur l’état de santé de M. Bouteflika en affirmant que son état de santé  « n’est pas du tout grave ».

Le président Bouteflika séjourne à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, un établissement parisien qui accueille régulièrement des personnalités françaises et étrangères importantes. L’ancien président Nicolas Sarkozy y avait été admis en juillet 2009 après un malaise. Son prédécesseur Jacques Chirac, y avait été hospitalisé en septembre 2005, à la suite d’un « petit accident vasculaire cérébral ».

Le ministère français de la Défense s’est refusé à tout commentaire « par respect du secret médical ». « L’Etat français se tient informé, ce qui est normal pour le président d’un grand pays tel que l’Algérie », a-t-on indiqué.



Lire tous les articles de la rubrique : A la une - Actualité -

Articles similaires

Flash d'actu

L'actu en vidéo

+ Lus
+ Commentés
Discussion