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Otages Algériens : Le MUJAO parle d'échec des négociations

30-04-2012 05:03  Khidr Ali

Dans un un court message Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole  du  Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui détient depuis le 5 avril sept otages algériens, dont le consul d'Algérie à Gao (nord du Mali), affirme que  "la vie des otages est en danger" après l'échec des négociations avec l'Algérie.

Selon  une dépêche de l'AFP, qui rapporte l'information dans le même message, il est fait état que la délégation algérienne  aurait refusé complètement les conditions posées par le MUJAO en contre partie de la remise en liberté des sept diplomates algériens. Une décision des autorités Algériennes qui mettrait  " la vie des otages en danger",selon la même source.

Sans fournir de détails sur la nature des revendications, le même groupe armé affirme qu'une délégation algérienne avait assisté aux négociations. Mercredi dernier, le Mujao avait affirmé vouloir négocier la libération du consul algérien et de ses six collaborateurs "au nom de l'islam". Cette déclaration avait été interprétée comme un durcissement de ton, le Mujao ayant auparavant affirmé avoir "donné (son) accord" pour la libération des six otages.

"Nous avons donné l'accord à nos frères d'Ansar Dine", groupe islamiste dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly, avait déclaré il y a une semaine cette même source, sans toutefois préciser de date ou de lieu, ni évoquer une éventuelle contrepartie à leur libération. Le lendemain,Hamada Ould Khaïrou, un leader de cette branche dissidente de l'AQMI, dans un entretien accordé à un journal Mauritanien a nié   les informations relatives à « l’imminente libération » des diplomates algériens. « Il n y a même pas, pour le moment, des contacts pour leur libération » a-t-il affirmé. Le même chef du MUJAO a confié que « Nous ne les avons pas enlevé pour leur baraka. Nous avons des réclamations et nous les communiquerons aux parties concernées ».

Le Consul d'Algérie et ses six collaborateurs ont été enlevés le 5 avril à Gao, quelques jours après que le Nord du Mali fut tombé sous le contrôle de divers groupes armés dont le Mujao, Ansar Dine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg). La semaine dernière, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait assuré lors d'une conférence de presse à Alger que nos compatriotes otages étaient "en bonne santé" et que "les perspectives" de leur libération étaient "réelles". "Nous avons bon espoir que les discussions qui se sont développées très rapidement après leur privation de liberté nous conduisent vers une fin heureuse", avait ajouté le chef de la diplomatie algérienne.



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