Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci a affirmé jeudi que les relations entre l'Algérie et la France "ont été et sont très sensibles et connaissent des hauts et des bas". Dans un entretien au quotidien Al-Khabar publié ce jour, M. Medelci a indiqué que ce qui est diffusé par les médias français dont les journaux et et les télévisions y compris officielles, et l'appel à voir se produire, en Algérie, les évènements survenus en Tunisie et en Egypte, "n'augure d'aucune évolution dans les relations".
La position de la France était "prudente concernant la situation en Algérie", a-t-il tenu à préciser. Le fait "positif enregistré à ce jour, a-t-il dit, est "le règlement définitif de la question du diplomate Hasseni", affirmant que celle-ci a été "éreintante pour le diplomate, le gouvernemlent algérien et même le peuple... mais la vérité a fini par éclater".
Le ministre des Affaires étrangères soulignera un autre fait positif à savoir "l'entame des négociations officielles pour la facilitation d'obtention des visas et le fait de permettre à la communauté algérienne établie en France, de bénéficier des nouvelles lois de la justice française, et qui sont parfois meilleures que celles existant actuellement dans le cadre de l'accord de 1968".
Au plan économique, M. Medelci a estimé que la mission de M. Raffarin est "d'impulser l'investissement français en Algérie", ajoutant que l'Algérie gardera son opinion sur ce qui sera concrétisé sur le terrain".


