Samedi 8 janvier, la majorité des partis politiques algériens ont appelé le gouvernement à prendre des mesures pour enrayer la flambée des prix à l'origine des émeutes qui ont fait depuis mercredi deux morts et environ 400 blessés dont 300 policiers selon un bilan officiel fourni aujourd'hui par le ministre de l'intérieur.Le FLN a demandé "la mise en œuvre de mesures concrètes pour contrer la flambée des prix et protéger le pouvoir d'achat" des algériens. "La spéculation et le monopole doivent être combattus" a ajouté le FLN qui a condamné "le vol et le pillage" des infrastructures publiques et des biens privés.Le MSP a plaidé pour "le plafonnement des prix" des produits de base pour "atténuer les tensions sociales".La secrétaire générale PT, Louisa Hanoune a, de son côté, appelé le gouvernement à "ouvrir la porte du dialogue autour de toutes les mesures pouvant être prises afin d'améliorer les conditions socioprofessionnelles" des algériens.Le FFS a jugé que les dernières augmentations de prix "ont exacerbé les sentiments d'insécurité et de peur chez beaucoup d'algériens et d'algériennes". Il a appelé à la prise de "mesures d'ouverture politique" portant sur "la levée de l'état d'urgence, le rétablissement des libertés civiles, l'ouverture du champ médiatique et la garantie des droits d'association et de manifestation".


