La majorité des partis politiques se préparent pour les élections locales de novembre prochain, à travers une multiplication de rencontres avec leurs bases respectives et les citoyens.
Pour ceux qui vont prendre part à cette compétition électorale, l'enjeu est différent d'une formation à une autre: Consolider leur position sur l'échiquier politique pour les "grandes" formations et trouver une solution aux nouvelles dispositions électorales pour les "petites" formations, contraintes cette année d'établir des listes communes pour s'assurer des sièges au niveau des assemblées locales.
Le FLN considère les élections locales comme une occasion pour "confirmer notre victoire du 10 mai dernier et maintenir intact la confiance investie en nous par le peuple algérien", selon Belkhadem qui a invité ses militants à "redoubler d'efforts et à être constamment à l'écoute des citoyens".
Les partis islamistes semblent encore assommés par leurs résultats des législatives, puisque pour Ennahda, c'est à la fin du mois d'août que son conseil consultatif se réunira pour débattre de la participation ou non aux élections locales, selon Fateh Rebiai qui précisé que la participation se fera dans le cadre de l'alliance "Algérie verte".
Mieux encore, Hamlaoui Akouchi d'El Islah prône une alliance islamiste plus large que celle de l'Algérie verte, précisant que la participation ou non à l'élection locale sera annoncée à l'occasion de l'université d'été prévue du 21 et 23 septembre prochain.
Pour sa part, le RND qui a installé une commission chargée de préparer les nouvelles échéances, a appelé ses militants à la mobilisation et au rassemblement dans le but de réussir sa participation au prochain scrutin local, notamment en établissant des listes de candidats capables de prendre en charge les préoccupations des citoyens. Pour le parti d'Ahmed Ouyahia, les listes pour les APC devraient être ouvertes aux citoyens, mais celles des APW seraient limitées aux militants.
De son côté, le FFS se réunit ce vendredi en plein conseil national consacré entre autres à l'élection du 29 novembre prochain. Un code des élections définissant les critères de candidatures et d'établissement des listes électorales du parti sera présentée à l'occasion de cette rencontre.
Louisa Hanoune du PT a demandé davantage de garanties pour encourager un maximum de partis à participer, alors que certains autres petits partis pensent à faire des alliances pour pouvoir faire face à l'exigence de 7% des voix susceptibles de leur permettre d'obtenir des sièges.


