Le lancement officiel de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011" sera donné samedi16 avril, Journée nationale du Savoir, qui fera de la capitale des Zianides, tout au long de l'année, un haut lieu de rencontres, débats et spectacles autour de l'histoire et des arts islamiques. Cet évènement culturel dont le lancement national a coïncidé avec la fête du Mawlid Ennabaoui el-Charif en février dernier, propose un programme artistique, englobant théâtre, musique, littérature, peinture, cinéma et histoire.
Il se traduira à travers des expositions thématiques, colloques, spectacles, festivals et tournées musicales, ainsi que 100 chantiers de restauration des vieux sites historiques dont le projet de reconstitution du palais royal des Zianides, récemment restitué et intégré aux biens culturels de la ville.
L'ouverture officielle sera précédée d'une parade populaire dans les rues de Tlemcen le 15 avril. Vingt neuf Etats membres de l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (Isesco) ont confirmé leur participation. Douze pays, hors l'organisation onusienne, dont la Chine, l'Inde, l'Espagne, le Portugal et les Etats-Unis d'Amérique devraient également prendre part à la manifestation.
Les capitales de la culture islamique sont sélectionnées sur la base d'un examen minutieux en fonction d'un cahier des charges précis de l'Isesco, prenant en compte le rôle de la ville au service de la culture, de la littérature, des arts, des sciences et du savoir islamiques.
L'Algérie s'est portée candidate avec Tlemcen, l'une des plus anciennes cités de l'ouest algérien, pour abriter l'organisation de l'édition de 2011 pour la région arabe, au moment où Djakarta (Indonésie) et Conakry (Guinée) représenteront, la culture islamique, pour l'Asie et la région Afrique, respectivement.
Dans une lettre rendue publique en décembre 2010 à l'occasion de l'annonce de "Tlemcen, capitale de la culture islamique pour l'année 2011", le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué que l'Isesco avait fait le "bon choix" du fait que la ville recelait un patrimoine riche et des monuments historiques, témoins de la grandeur de la civilisation islamique dans le Monde. Le président Bouteflika avait relevé que cette manifestation est un "autre rendez-vous avec l'histoire et l'homme, pour que nos peuples islamiques puissent se réconcilier avec eux-mêmes et conduire la locomotive du développement culturel qu'il faudra transformer en des échanges actifs qui ne devront pas se contenter de superficialité". Il avait, également estimé que cet évènement culturel représentera "l'occasion de contempler les détails historiques décisifs pour en adapter les valeurs de liberté, d'amour et de tolérance".
Pour sa part, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, avait indiqué que cette manifestation représentait une occasion "précieuse" pour l' "échange et le dialogue avec l'Autre" et qui ne peuvent être que positifs et instructifs. Elle avait également relevé que Tlemcen a été choisie comme capitale de la culture islamique en raison de sa longue Histoire et de joyaux architecturaux qu'elle recèle. Mme Toumi a souligné que le programme tracé était une occasion pour réaliser des infrastructures culturelles, des projets de restauration et de valorisation du patrimoine culturel national.
Elle avait, à cet égard, cité les projets de restauration du palais royal des Zianides, reversé au fonds des biens publics, la réalisation d'un complexe culturel, d'un théâtre de verdure et de quatre musées, outre les les nombreux autres projets, inscrits au titre de la restauration du patrimoine culturel.


