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La pomme de terre dans tous ses états

11-04-2012 13:24  Abbès Zineb

La pomme de terre fait la Une de l'actualité en Algérie depuis plusieurs semaines. Elle donne le tournis aux consommateurs, elle remplit les poches des spéculateurs, elle fait saliver les producteurs, elle fait trembler les hommes politiques, elle devient le sujet de conversation favori des algériens, en conseil du gouvernement elle occupe le haut du pavé, elle fait vaciller les fauteuils de plusieurs responsables, elle provoque la colère des ménagères...

Sacrée pomme de terre qui a fait monter au créneau le ministre de l'Agriculture et du développement rural, Rachid Benaissa, obligé de s'expliquer sur la flambée des prix de ce tubercule.

Se voulant rassurant, le ministre a indiqué ce mercredi que la production de la pomme de terre de saison, devrait faire réduire progressivement les prix qui ont atteint des niveaux records. M. Benaissa a précisé sur les ondes de la Radio nationale que la production de saison (mai-juin-juillet), qui sera mise sur le marché à partir des prochains jours, devrait permettre un retour progressif des prix de la pomme de terre à un "seuil acceptable".

Se voulant pédagogue pour juguler la colère induite par la ...pomme de terre, le ministre a expliqué que l'année 2012 a été marquée par des conditions climatiques exceptionnelles ayant été à l'origine du retard enregistré dans la récolte de la primeur. Les fortes intempéries enregistrées le mois de février ont retardé la récolte de la primeur, causant ainsi une diminution de l'offre de l'ordre de 15%, toujours selon le ministre.

Pour parer à ce déficit, les stocks constitués dans le cadre du Syrpalac ont été mis sur le marché dans l'attente de la production de saison, a-t-il encore précisé, sauf que ces stocks n'ont eu aucun impact sur les prix.

Le premier responsable du secteur a ajouté que l'Algérie qui n'importait plus de pomme de terre depuis 4 ans, oeuvre à construire une filière internalisée, voyant ainsi sa production passer quasiment au double, soit de 21 millions de quintaux (qx) en 2008 à 38 millions qx en 2011. Répondant à ceux qui préconisent de faire appel à l'importation, M. Benaissa a expliqué que l'importation de la pomme de terre n'allait pas casser les prix de ce produit sur le marché, oscillant entre 80 et 10 DA le kilo, et risquait même de "porter atteinte à toute la filière".

 



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