Le président français François Hollande entend convaincre les autorités algériennes quant à la nécessité d'une intervention militaire dans le Nord du Mali bien qu'il reconnaisse que "l'Algérie a payé un tribut suffisamment lourd pour lutter contre le terrorisme pour que je vienne lui donner la leçon".
Il répondait ce jeudi soir aux questions de nos confrères français de Rfi, France24 et Tv5 monde. Il a soutenu que l'Algérie " sait ce qu'il y a à faire et ce qu’il y a à redouter" tout en reconnaissant qu'"en revanche il est vrai que l’Algérie regarde aujourd'hui avec distance une possible intervention".
François Hollande se fixe comme objectif à l'occasion de son prochain déplacement à Alger de "rassurer l'Algérie, dire ce qui va se passer, c'est l’affaire des Africains. Ce qui doit se faire, c’est lutter contre le terrorisme. Ce n’est pas de faire je ne sais quelle occupation d’un territoire".
Le président français au début de son entretien accordé aux journalistes de Rfi, France24 et Tv5 monde, a été encore plus précis quant à l'attachement de son pays au principe d'intervenir militairement dans le Sahel en affirmant que "discuter ? Mais avec qui ? Avec des terroristes qui sont installés dans le nord du Mali ? Qui impose une loi, la charia, qui coupent des mains et qui détruisent des monuments jusque là considérés comme patrimoine de l'Humanité ? Discuter avec qui ? Avec Aqmi ? Qui peut imaginer qu'il puisse y avoir là des conversations qui puissent être utiles ?".
Au sujet du risque encouru par les otages français détenus dans la région du Sahel, François Hollande apporte des réponses contradictoires en affirmant que "la position de la France ne peut être dépendante d’une prise d'otages ? Nous avons deux devoirs : libérer nos otages et libérer le Mali du terrorisme" puis tente de rassurer en soutenant qu'il "pense que les ravisseurs savent bien ce qui peut arriver, donc peuvent être dans une disposition de relâcher le plus rapidement possible nos ressortissants".


