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La crise en Egypte et le spectre d’un scénario à l’algérienne

Des spécialistes et experts dans l’islam radical n’ont pas manqué de faire le parallèle entre les événements que l’Egypte vient de connaître et ceux de l’Algérie des années 1990.

La comparaison suggère que l’Egypte pourrait être confrontée à des violences liées à la colère des Frères musulmans qui se sont vus refuser leur droit « légitime » de gouverner après l’élection libre de l’an dernier.

Certains sont allés jusqu’à prédire un scénario à l’algérienne, en Egypte de l’après Morsi, au plan sécuritaire. D’autres relèvent aussi ce qui constitue la différence entre les deux pays.

En Algérie, le Front islamique du salut  (FIS) n’a jamais eu la chance de gouverner comme les islamistes égyptiens. Et l’Algérie n’avait pas connu récemment ce qui est appelé les événements du « printemps arabe »  tandis que Morsi et ses partisans sont accusés d’avoir trahi les aspirations de l’Egypte après le renversement de Hosni Moubarak.

A la différence aussi, l’Egypte a déjà subi des violences sous la forme d’une insurrection islamiste dans le milieu des années 1990.

D’autres experts estiment que pour comparer l’Algérie de 1991 à  l’Egypte d’aujourd’hui, sans reconnaître les différences profondes, relève de la malhonnêteté  intellectuelle et voire même de l’ignorance.

Pendant ce temps là, des spécialistes de la géostratégie arguent que les islamistes sont empêchés de gouverner en Egypte comme les salafistes algériens en 1991 avec l’interruption du processus électoral donc ils évoquent l’inévitable scénario à l’algérienne. Et les attaques simultanées de militants islamistes du vendredi matin à la roquette et à la mitrailleuse sur des postes de police et militaire au Sinaï ayant fait  un mort et des blessés parmi les soldats égyptiens confortent bien leur thèse.

Khaled Fahmy, historien à l’université du Caire conteste pour sa part la similitude algéro-égyptienne même s’il reconnaît que « cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’islamistes égyptiens qui voudraient se venger d’une âme blessée »  et que « le sentiment de victimisation est très profond dans la psychologie de la Fraternité et les derniers événements ne feront que l’exacerber davantage ».