Le Syndicat national des magistrats (SNM) a appelé, aujourd’hui à Alger, à une révision du régime indemnitaire relatif aux magistrats en vue d'améliorer leurs conditions de vie.
Dans une conférence de presse qu’il animé au terme de la réunion de son Conseil national, le président du SNM, Djamel Aidouni a indiqué que «le régime indemnitaire relatif aux magistrats n'a pas été révisé depuis sa promulgation alors que tous les autres régimes indemnitaires ont été révisés courant 2010 à l'instar du régime indemnitaire des cadres supérieurs de l'Etat».
Au chapitre professionnel, M. Aidouni estime impératif que «le pouvoir judiciaire soit considéré au même rang que les pouvoirs législatif et exécutif à tous les niveaux pour consacrer le principe d'indépendance de la justice».
«Le SNM veut rendre cette indépendance palpable et voir les représentants du système judiciaire à l'instar du Premier président de la Cour suprême, du président du Conseil d'Etat, du procureur général et du Gouverneur de l'Etat près le Conseil d'Etat bénéficier des même avantages et mesures incitatives que celles dont bénéficient les représentants des deux pouvoirs législatif et exécutif», a affirmé le patron du SNM.
Dans la foulée, M Aidouni se fait l’avocat de son syndicat en appelant «à consacrer la réalisation des objectifs tracés par le programme de réforme de la Justice». Il saluera au passage le contenu du discours prononcé par le président Bouteflika, à l'ouverture de l'année judiciaire 2011/2012 concernant «l'importance de dispositif judiciaire dans la protection des citoyens et l'édification de l'Etat de Droit».
M. Aidouni a évalué à 4.200 magistrats l’effectif des magistrats exerçant à travers tout le territoire national. Mais cela reste insuffisant. Pour ce faire, il a évoqué «un programme visant à augmenter ce nombre à 6.700 jusqu'à 2014» qui serait, d’après lui, «en cours d'exécution».
Interrogé sur le contrôle judiciaire des prochaines élections de 2012 tel que demandé par le président de la République, Djamel Aidouni a assuré que «les magistrats sont prêts à assumer cette lourde responsabilité (…)».


