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Indépendance du Nord-Mali : le rejet de la communauté internationale

06-04-2012 11:57  Abbès Zineb

La communauté internationale se prononce contre l’indépendance du territoire de l’Azawad proclamée, aujourd’hui, par la rébellion touareg.

L’Union européenne, l’Union Africaine et la France se sont exprimés, juste après cette annonce, contre la division du Mali. Par la voix de sa porte-parole, Catherine Ashton, l’Union européenne (UE) refuse toute remise en cause de l’intégrité territoriale du Mali.

« L’Union européenne s’est prononcée clairement depuis le début de la crise en faveur de l’intégrité territoriale du Mali. Tant que l’ordre constitutionnel n’aura pas été restauré, aucune solution ne pourra être trouvée », a-t-elle averti. « L’UE soutient tous les efforts déployés par la CEDEAO pour résoudre cette crise et continuera à délivrer son aide humanitaire pour soutenir les   communautés dans le besoin », ajoute-t-elle.

L’Union africaine (UA) a annoncé également qu’elle « rejetait totalement la prétendue déclaration d'indépendance du Nord-Mali proclamée par un groupe touareg ». Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a ajouté dans un communiqué, qu’il « condamnait fermement cette annonce, qui est nulle et sans aucune valeur », et qu'il « appelait toute la communauté internationale à soutenir pleinement cette position de principe de l'Afrique ».

Sur le même ton, la France rejette la déclaration d'indépendance du Nord-Mali proclamée par un groupe touareg, estimant qu'il n'est pas question de remettre en cause la souveraineté du Mali. « Nous ne pouvons pas accepter la déclaration unilatérale d'indépendance qui a été faite par l'un des mouvements qui anime aujourd'hui ce qui se passe dans le nord du Mali, le MNLA », affirme le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé lors d'une conférence de presse.

« La France est attachée à l'intégrité territoriale du Mali, il n'est pas   question de remettre en cause la souveraineté de ce pays », a-t-il ajouté.  M. Juppé a rappelé que « la question touareg ne peut être réglée que dans le cadre d'un dialogue avec les autorités de Bamako ».



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