Hanoune dénonce le rapport de M. La Rue sur les droits de l’Homme
Le récent rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Algérie a été vendredi au centre d’une intervention de Louisa Hanoune, à l’occasion de la célébration du 22ème anniversaire du Parti des Travailleurs.
La première responsable du PT, reprenant à son compte les réserves exprimées par les autorités algériennes sur ce rapport, considère que le chef de la mission onusienne, qui a eu toute latitude pour investiguer en Algérie, a fait preuve de partialité. Pour elle, ce rapport n’est pas tout a fait dénué de visées politiques et se donne à lire au second degré comme une pression sur l’Algérie.
Louisa Hanoune y voit en effet la marque d’une menace sur la souveraineté de l’Algérie. Et c’est la raison pour laquelle elle a déclaré lors de cette réunion que son parti est décidé de “mobiliser” ses bases pour la défense de la souveraineté nationale. Cela par la “sensibilisation de la société civile aux menaces qui guettent l’Algérie du fait de puissances étrangères malveillantes”, a-t-elle précisé dans une déclaration à l’APS.
“L’Algérie subit actuellement des pressions étrangères ciblant la souveraineté nationale, basées sur des rapports publiés récemment par des organisations et instances onusiennes sur la situation des droits de l’Homme dans le pays”, a-t-elle insisté.
Louisa Hanoune a indiqué à ce propos que son parti va rendre publique une déclaration de mobilisation à l’adresse de tous les courants qui traversent la société civile pour “faire face aux tentatives ciblant l’Algérie et sa souveraineté nationale” car il s’agit de contrer toutes les tentatives d’ingérence étrangère dans notre pays”, a-t-elle souligné.
Pour rappel, le rapporteur spécial de l’ONU, invité par les autorités algériennes, est resté en Algérie du 10 au 17 avril 2011. Son rapport vient d’être publié sur le site du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.
Le gouvernement algérien, par le truchement de sa représentation permanente à Genève, a fait part de ses observations sur le rapport de M. La Rue, en déplorant l’appréciation « très partielle » du rapporteur spécial qui « ne rend pas justice » au progrès « significatifs et encourageants » enregistrés en Algérie en matière de promotion et de protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression.
En s’éloignant des missions et des procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme qui lui font obligation de faire respecter l’équilibre entre le droit à la liberté d’expression et le droit de protection des victimes, le rapporteur spécial « a opté pour une approche sélective, au titre de laquelle le gouvernement algérien tient à relever, sans être exhaustif, les manquements», ajoute la représentation diplomatique algérienne.
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