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Crise du FLN : Salah Goudjil décline le plan anti-Belkhadem

La guerre est loin d’être finie entre le FLN et ceux qui veulent le redresser. Salah Goudjil et ses camarades du mouvement «authentique» de redressement ne baissent pas les bras quatre mois avant les élections législatives. Dans une conférence de presse animée aujourd’hui lundi à leur siège, à Baba Hassan (Alger), ils ont réitéré leur volonté de ne pas lâcher Belkhadem quitte à ce que le FLN ne participe pas aux prochaines élections.

Les têtes pensantes des redresseurs, M.M Goudjil et Mohamed Seghir Kara sont ainsi revenus durant plus d’une heure sur leur plan de bataille pour «obtenir la tête de Belkhadem». «Nous avons toutes les preuves nécessaires pour invalider le 8ème congrès-bis ( le 9ème congrès a eu lieu en mars 2010 NDLR) lance d’emblée Salah Goudjil, comme pour mettre en garde le chef du FLN. Salah Goudjil ne s’est d’ailleurs pas encombré de formules pour signifier que «c’est le dernier avertissement».

Pour cause, à quelques mois seulement de la tenue des élections législatives les redresseurs n’ont pas trop le temps de mener leur combat au risque de se faire déborder par le clan Belkhadem. C’est pourquoi le mouvement de redressement du FLN a appelé aujourd’hui «tous les ministres et parlementaires du parti à se déterminer» par rapport à ce bras de fer entre la direction parti et le mouvement.

Salah Goudjil paraissait avoir une dent contre Belkhadem dont il n’a pas apprécié les commentaires faits à Sétif le week-end dernier. Le SG du FLN a en effet présenté «ses excuses et celle du parti» aux militants du parti dans cette wilaya pour avoir désigné Salah Goudjil comme tête de liste du parti à Sétif.

Sale temps pour le vieux front

Au confit politique se sont ainsi greffées des considérations personnelles qui rendent une éventuelle réconciliation entre les deux hommes quasiment incertaine. Pour autant Goudjil ne ferme la porte «si Belkhadem accepte le débat». Mais si rien n’est fait «d’ici quelques temps», le redresseur en chef et ses lieutenants promettent d’engager une «procédure judiciaire» pour invalider le congrès de 2005 ayant porté Belkhadem à la tête du FLN.

C’est, en quelque sorte le plan «B» de Salah Goudjil et ses amis. Malins, ils affirment que si la justice ne tranche pas ce conflit à temps, le parti sera de fait exclu des prochaines élections législatives et locales avec toutes les conséquences politiques qui en découleront. En clair, Goudjil et ses alliés vont tenter le diable pour obtenir la tête de Belkhadem qu’ils accusent de vouloir utiliser le parti comme tremplin pour sa candidature à la présidentielle de 2014.

Ironie de l’histoire, Abdelaziz Belkhadem risque de subir le même scénario que celui qu’il a fait subir à l’ex SG Ali Benflis, débarqué de la tête du FLN à la faveur d’un coup d’état inédit.

Bien qu’ils soient confiants quant à l’aboutissement de leur action contre Belkhadem «avant les élections», ils gardent un précieux leur joker. « Si Belkhadem arrive à tenir le coup d’ici les élections nous serons alors contraints de présenter des listes FLN-bis sous l’étiquette d’indépendants» menace Goudjil.

Quand les redresseurs mettront–il en branle ce plan de bataille politique ? « Nous attendons que la loi sur les partis politiques soit promulguée par le conseil constitutionnel».

Rendez vous est donc pris pour les «fronts» de libération nationale…