Le vote de jeudi pour les locales s’est traduit par l’absence de majorité dans 1150 communes où aucune majorité partisane n’a pu être dégagée. Cela est la conséquence mécanique du nombre de partis et de listes qui ont participé à la compétition électorale.
Un émiettement du corps électoral dont les bénéficiaires restent le FLN et le RND qui ont obtenu respectivement 159 et 132 communes. Mais le nombre est insignifiant, surtout pour le FLN dont le chef tablait lors de la compagne électorale sur 1000 communes.
Cette nouvelle cartographie, conséquence de la loi sur les partis politiques, n’est pas sans avoir des conséquences sur la gestion des communes concernées, car il va falloir dégager des majorités et donc des exécutifs pour la gestion. Et pour cela les partis concernés doivent impérativement passer par la case des négociations. L’occasion pour les petits partis et les listes indépendantes de jouer les arbitres. C’est la règle de la démocratie.
Ainsi on va assister dans les quinze prochains jours, selon la loi à l’ouverture des tractations bilatérales, trilatérales, multilatérales pour la mise en place des exécutifs communaux. Le risque est que le processus risque de s’étaler dans le temps, car il faut compter, dans cette équation à plusieurs têtes, avec les calculs personnels, partisans, voire tribaux.
C’est la sociologie politique de l’Algérie qui est ainsi faite. D’ailleurs depuis l’instauration du pluralisme politique ce problème de majorité au niveau local s’est toujours posé. Parfois il s’était même traduit par le blocage des exécutifs. Des exécutifs aussi bloqués après le retrait de confiance au maire désigné auparavant après tractations.
15 jours pour élire les maires
Et c’est sans doute pour éviter , dans le mesure du possible que ce problème ne se pose encore que le parlement sortant avait amendé la loi portant code communal.
Justement après la promulgation des résultats vendredi, le ministère de l’intérieur avait rappelé les termes de la nouvelle loi qui définit la procédure de désignation des maires dans les communes sans majorité. Dans les quinze (15) jours qui suivent la proclamation des résultats des élections, l'assemblée populaire communale (APC) élit son président parmi ses membres pour le mandat électoral.
Le candidat à la présidence de l'assemblée populaire communale est retenu sur la liste ayant obtenu la majorité absolue des sièges, selon la loi organique portant régime électoral. Si aucune liste n'a obtenu la majorité absolue des sièges, les listes ayant obtenu 35% au moins des sièges peuvent présenter un candidat. Si aucune liste n'a obtenu 35% au moins des sièges, toutes les listes peuvent présenter un candidat, selon les dispositions de l'article 80 de la loi organique portant régime électoral.
L'élection aura lieu à bulletin secret. Est déclaré président de l’assemblée populaire communale le candidat ayant obtenu la majorité absolue des voix. Si aucun des candidats classés premier et deuxième n'a obtenu la majorité absolue des voix, un deuxième tour est organisé dans les quarante-huit (48) heures qui suivent et est déclaré élu le candidat ayant obtenu la majorité des voix. En cas d'égalité des voix, est déclaré élu le candidat le plus jeune.


