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Amnesty International "réchauffe" son rapport sur l'Algérie

13-05-2011 20:19  La rédaction

Une fois n’est pas coutume, l’ONG internationale des droits de l’homme Amnesty International (AI) s’est fendue d’un rapport insipide voire «réchauffé» sur l’Algérie. Comme aux temps, de la décennie noire où il était de bon ton de dénoncer les militaires algériens et les «exécutions extrajudiciaires», A.I ressort dans son dernier rapport publié aujourd’hui, les mêmes «salades» sur les «nombreuses violations des droits de l'homme» commises par les «services secret algériens».

Et dans sa volonté de vouer aux gémonies ce corps de sécurité, Amnesty parle «d'impunité» dont bénéficieraient «les services   secrets militaires en Algérie». A coups de généralités et d’approximations, l’ONG   prétend que les agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) «ont continué d'arrêter des suspects et de les détenir au secret, dans certains cas au-delà du délai légal de 12 jours, dans des lieux inconnus où ils risquent d'être soumis à la torture ou à de mauvais traitements».

Amnesty ne fournit évidemment aucune précision sur ses accusations. «L'impunité pour des actes de torture ou des mauvais traitements reste la   règle» se contente-t-elle de souligner.

Mais il est aisé de deviner les motivations d’un tel chapelet d’accusations de la part d’Amnesty international. On y lit, en effet qu’elle s'est vu refuser de visiter l'Algérie, en dehors du camp de réfugiés contrôlé par le Front Polisario à Tindouf (ouest)». C’est donc à  partir de l’étranger que cette ONG a décidé de «pondre» son rapport sur la situation des droits de l'homme en Algérie.

Et à cet exercice, force est de constater que le rapport 2011 n’est qu’un tissu d’accusations déjà proférées  et remises au (mauvais) goût du jour. Dans le chapitre des  «manquements aux droits de l'homme» de A.I, tout y passe. De la liberté religieuse, aux discriminations contre les femmes en passant par les droits des migrants, Amnesty a (re)servi toute la littérature en vogue durant les années de braises. C’est le cas par exemple de ce qu’elle qualifie de «raids d'hommes contre des femmes réputées vivre seules n'ont donné lieu à aucune poursuite, note Amnesty».  L’ONG fait allusion à ce qui s’est passé il y a  cinq années à Hassi Messaoud…

De même que  «les chrétiens sont poursuivis pour avoir pratiqué leur religion, et d'autres font face à des procès pour avoir offensé des principes islamiques», sont de vieilles affaires qui plus est, ont connu des dénouements heureux.

En somme, le rapport 2011 d’Amnesty International est tellement tendancieux tellement anachronique qu’il n’a même pas jugé utile de souligner que l'état d'urgence décrété il y a 19 ans, a été levé en février dernier. Quel crédit alors donner aux constats de cette ONG ? Bonne question.



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