Ahmed Benbitour : « ce qui se déroule à Ghardaïa n’est pas un conflit ethnique »

Par Lila Ghali | 27/12/2013 | 21:45

Ahmed Benbitour, qui se trouve actuellement en tournée à l’ouest du pays, dans le cadre de sa tournée préélectorale, a réagi à l’escalade de violence que connait la ville de Ghardaïa depuis cinq jours. Originaire de cette wilaya, issu de la tribu des Chaâmbi (arabes), il résume le conflit à un problème de ras-le-bol social des jeunes de la région.

« Il y a d’un côté une administration absente, et de l’autre, des citoyens mécontents de leur sort et de leur situation » tente t-il d’expliquer en reponse à une question d’un journaliste présent à sa conférence animé aujourd’hui à Mostaganem. « ll ne s’agit nullement de problème ethnique ou communautaire, mais tout simplement de préoccupations et de considérations sociales strictement locales face auxquelles l’administration n’est pas de la hauteur requise », insiste t-il, histoire de démentir les lectures « ethnicistes »qui fleurissent dans la presse.

Pour l’ancien chef du gouvernement, « les jeunes ne se reconnaissent pas dans l’ordre des notables. Ces derniers peuvent toujours appeler à la sagesse, mais cependant, qui daignera les écouter du moment qu’il faille répondre à des revendications, légitimes ou pas ». Indirectement, le candidat à la, présidentielle dénonce la démarche des autorités qui continuent à avoir recours à la solution sécuritaire conjuguée à l’arbitrage des sages des deux communautés pour ramener le calme.

Outre le problème de Ghardaia, Ahmed Benbitour parlera dans sa conférence du sens de son implication dans la prochaine présidentielle. Il s’agira, selon lui de s’inscrire dans une nouvelle dynamique qui permettrait l’émergence de nouvelles élites politiques pour prendre en charge le destin du pays qui se trouve actuellement « dans un état de déliquescence » développant des propositions qu’il a déjà exposées dans ses contributions médiatiques.

Ahmed Benbitour considère qu’ « un changement global s’impose » et que le régime et ses hommes doivent partir pour que le pays puisse aller de la l’avant, de son avis. Lui-même issu du système avec lequel il a divorcé, il a tenu à préciser qu’il n’avait pas de problème personnel avec les hommes du régime.

Pour lui, « c’est le système dans sa globalité, ses hommes et ses modes de fonctionnement qui sont en cause ». Benbitour voit quatre priorités pour remettre le pays sur les bons rails : « la refondation de l’État, la refondation du système éducatif, la reconstruction de l’Économie, et la maitrise de la technologie numérique conjuguée à la mobilisation des compétences nationales », telle que formulée dans un opuscule qui sera distribué lors de sa campagne électorale .Enfin Benbitour est favorable à une fédération des forces de l’opposition pour se donner plus de chances et d’atouts face au candidat du pouvoir.



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