Le tribunal correctionnel de Tizi Ouzou a rendu ce mardi son verdict dans l'affaire des ex-présidents directeurs généraux de l'entreprise du port d'Alger(EPAL) ainsi que d’autres fonctionnaires au niveau de la même entreprise portuaire et un opérateur privé poursuivis pour gestion douteuse du port, dilapidation de fonds publics et facilitations octroyées à des sociétés privées, moyennant des pots-de-vin en prononçant des acquittements et des peines de 2 à 5 années de prison.
Ainsi l'ancien PDG Ali Farrah a vu l'extinction des poursuites judiciaires à son encontre et prescription des faits puisque la plainte portait sur des faits datant d'une période où il n'était pas en fonction.
Alors que ses co-accusés et cadres à l'EPAL, T. Redouane et M. Mohamed (propriétaire d’une entreprise privée) ont été condamnés à la peine de deux années de prison ferme et un an de prison avec sursis. Le même tribunal a prononcé la peine de 5 années de prison ferme à l'encontre de B. Abdelhak, B.Abbas ( opérateur privé) et Z.Adelmadjid (ancien DG adjoint, directeur de l’exploitation et de l’organisation du port). Les deux autres accusés sur le même dossier ont été acquittés par le même tribunal.
Pour rappel les circonstances de l'affaire, rejugée en appel le 8 janvier dernier, remontent à 2010 suite à une plainte faisant état de malversations relatives à l’octroi de facilitations à des opérateurs privés spécialisés dans le transport pour l’exercice de l’activité de fret et de manutention au niveau de l’Entreprise portuaire d’Alger.
Selon l'accusation les mis en cause ont signé, entre 1995 et 2005, des contrats au profit d’opérateurs privés, en vertu desquels ces opérateurs avaient le droit d’accéder au port d’Alger et d’y exercer une activité de manutention. Les opérateurs devaient payer à l’Epal 29.100 DA de droits de stationnement. Pour sa part, l’EPAL versait 20% des frais de déchargement à ces opérateurs.


