10 nouvelles centrales électriques d’ici à 2018

Par Abbès Zineb | 26/01/2011 | 13:39

Lors d’un entretien accordé à la radio nationale, M. Abdelali Badache, PDG de l’opérateur système électrique de Sonelgaz a annoncé que dix nouvelles centrales électriques seront réalisées d’ici à 2018 pour augmenter les capacités de production du pays. Ces centrales électriques, qui seront réalisées en deux tranches, coûteront quelque 8 à 9 milliards de dollars, a-t-il précisé.

L’invité de la radio a souligné que les travaux de réalisation des deux centrales électriques de Terga à l’Ouest et Koudiet Draouech à l’Est, d’une capacité 1.200 MW chacune, ont atteint un taux d’avancement considérable. Elles seront livrées en 2011, alors qu’un appel d’offres a été lancé pour la fourniture de 2.800 MW supplémentaires entre 2013-2015, à travers l’extension de centrales déjà existantes et la réhabilitation de certaines unités.

Pas de délestage en vue

Par ailleurs, le même responsable a précisé que les pics enregistrés ont été couverts sans difficultés, donc il n’y a pas de délestage en vue. M. Badache a rappelé que «le niveau de production actuel en termes de puissance installée est de 10.900 MW». La puissance mobilisable, comprise entre 8.500 et 8.900 MW, est amplement suffisante pour couvrir la demande qui a atteint son pic dimanche à 7.745 MW, a-t-il expliqué.
Selon le même responsable, la consommation nationale est tirée par la demande des ménages qui progresse en moyenne de 5%, alors que l’évolution de la demande industrielle reste faible. Elle a passé de 3,6% en 2008-2009 à 2,6% entre 2009-2010.

Perturbations dues à la corrosion
S’agissant des perturbations enregistrées récemment dans l’alimentation en gaz à Boumerdès et Tizi Ouzou, il dira qu’elles étaient dues à un problème de corrosion constatée à plusieurs niveaux sur un gazoduc reliant Hassi R’mel à Bordj Menaiel. En vue de procéder aux travaux de réparation du gazoduc qui alimente le centre du pays, Sonatrach «a entrepris des mesures d’urgence qui passent par une baisse de la pression», a-t-il expliqué.
L’augmentation de la demande en raison de la hausse des accordements réalisés à Tizi Ouzou en 2010 et le retard enregistré dans la construction d’un gazoduc reliant Si Mustapha à Azazga sont aussi parmi les causes de ces perturbations.



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